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Notes sur la première réunion du Sous-Comité du marketing Oslo, 10-12 juillet 1996 |
Le Sous-Comité du marketing est formé des membres
suivants : M. Jon Bing (directeur du Conseil norvégien
des affaires culturelles), président, Mme Sandy Norman
(Fédération internationale des associations de bibliothécaires),
rapporteur, Mme Isabelle Rambaud (Conseil international des archives),
M. Bendik Rugaas (Bibliothèque nationale, Norvège),
M. Fathi Saleh (conseiller culturel à l'Ambassade
d'Egypte en France), et M. Ian E. Wilson (archiviste de l'Ontario,
Canada). Le responsable du programme "Mémoire du monde",
Abdelaziz Abid, et Mme Ingunn Kvisterøy, secrétaire
général adjoint de la Commission nationale norvégienne
pour l'UNESCO, ont participé à la réunion.
Le Sous-Comité a souligné que le programme "Mémoire
du monde" avait un objectif clairement défini. Le
mandat qui lui est confié de préserver et de faire
connaître à la communauté internationale et
aux générations futures les aspects essentiels du
patrimoine documentaire des diverses nations et cultures du monde
en faisant appel à la technologie de l'information se comprend
aisément et sollicite l'imagination. Ce mandat est le reflet
de sa spécificité et de son bien-fondé. C'est
dans une telle perspective que doivent se situer les efforts déployés
pour promouvoir le programme et rechercher le soutien économique
requis.
Le Sous-Comité a félicité l'UNESCO de la
qualité du logo et des documents imprimés préparés
en vue du programme. Ce point de départ était de
nature à favoriser l'élaboration d'un plan de commercialisation
qui serait couronné de succès. La première
conférence internationale sur le programme "Mémoire
du monde" avait déclaré que l'arrivée
du prochain millénaire centrait l'attention des médias
sur les archives documentaires considérées comme
un moyen primordial de comprendre les tendances du siècle
et du millénaire écoulés. Elle est une occasion
unique de lancer le programme "Mémoire du monde".
La première phase du programme, la phase de mise en place,
devrait être conçue de manière à explorer
pleinement ces circonstances. Elle devrait avoir plusieurs visées :
-
des bibliothécaires, des archivistes et des autres professionnels
de l'information ou de la documentation,
- des chercheurs dans les nombreuses disciplines spécialisées
qui exigent des documents originaux,
- des gouvernements, des universités et des autres institutions
qui financent les bibliothèques et les archives ;
Le Sous-Comité a examiné la structure du programme
dont les composantes apparaissent clairement :
Pour se procurer les moyens financiers indispensables à
la réalisation de projets particuliers, plusieurs formules
sont possibles - dons purs et simples, partenariats avec d'autres
bailleurs de fonds ou prêts. Certains projets d'informatisation,
s'ils sont convenablement conçus et font l'objet d'une
commercialisation appropriée, peuvent produire des recettes.
Ces recettes devraient être utilisées à la
fois pour conserver les matériels originaux et pour couvrir
les coûts globaux du programme "Mémoire du monde".
L'exploitation des possibilités offertes par le programme
suppose que chacun des projets suscite des partenariats féconds
et génère les recettes voulues. Pour asseoir le
prestige et la réputation du programme, il faudrait, au
cours des premières années, privilégier l'identification
et la désignation des fonds de bibliothèques et
d'archives les plus importants du monde. A cette fin, la coopération
des bibliothèques et services d'archives principaux est
cruciale. Les projets admis à bénéficier
d'une aide doivent porter sur l'ensemble des cultures et convaincre
tous ceux qui en entendent parler du caractère impérieux
de l'objectif poursuivi. Le Sous-Comité a relevé
que seul un petit nombre des projets actuellement envisagés
étaient reconnus comme tels et que, durant cette première
phase, des mesures clairvoyantes devront être prises pour
que le programme mérite d'être et soit mondialement
accepté.
Le Sous-Comité a pris note avec intérêt de
la suggestion tendant à assurer au programme le parrainage
de personnalités peu nombreuses mais choisies. Plusieurs
noms ont été avancés au cours de la discussion ;
il ne s'agit pour l'instant que d'exemples. En voici la liste :
L'accent a été mis sur le fait qu'il importerait
de ne pas pressentir les parrains sans avoir arrêté
un plan bien défini. En un sens, il serait bon de trouver
d'abord des bailleurs de fonds mais l'existence de parrains peut
également être un atout susceptible de séduire
ces bailleurs de fonds. Le Sous-Comité ne s'est pas prononcé
sur l'ordre dans lequel les contacts devraient être pris
avec les candidats éventuels, mais, idéalement,
l'ensemble d'éléments qui serait soumis aux bailleurs
de fonds devrait être prêt lorsque les parrains potentiels
seraient approchés. Les parrains ne seraient guère
invités qu'à prêter leur nom et soutenir le
programme mais on pouvait espérer leur concours pour un
vidéogramme ou une autre forme de présentation.
L'idée a été émise qu'une société
de radiodiffusion et de télévision serait sans doute
disposée à financer la production d'un vidéogramme
de ce genre, à condition qu'une part des droits correspondants
lui revienne.
Le Sous-Comité a jugé opportun de chercher à
faire financer le programme par certaines grandes sociétés
mondiales dont le nombre pourrait être de 10 à 20.
Ces sociétés auraient le droit, par exemple, pendant
cinq ans, de mentionner sur leurs produits qu'elles commanditent
le programme "Mémoire du monde" (contrairement
aux autres bailleurs de fonds dont l'aide serait limitée
à un projet déterminé ou à un seul
pays - voir plus loin). Leur accessibilité serait fonction
de l'accord qu'elles auraient conclu avec le programme et elles
pourraient être présentées aux décideurs
dans le cadre du programme.
Au cours de la phase de mise en place, les commanditaires peuvent
aussi être des partenaires actifs apportant des compétences
techniques et commerciales aussi bien que des ressources financières.
Il faudrait leur soumettre un ensemble d'éléments
comprenant une présentation du programme (la brochure de
promotion et éventuellement des prototypes de CD-ROM),
une liste des figures de proue du programme (voir plus loin) et
un aperçu des projets pouvant être entrepris dans
le cadre du programme (version révisée des demandes
et propositions de projet en instance). Les candidats potentiels
devraient souscrire dans une certaine mesure à l'idée
sur laquelle le programme "Mémoire du monde"
est fondé. Ils pourraient appartenir aux catégories
professionnelles suivantes :
Le Sous-Comité s'est déclaré conscient de
ce que les entités mentionnées avaient pour la plupart
leur siège aux Etats-Unis et que la sélection devrait
être plus équilibrée. Il conviendrait aussi
de réfléchir sérieusement aux avantages qui
pourraient être accordés aux commanditaires du programme.
Le Sous-Comité a examiné le projet de principes
directeurs pour la collecte de fonds privés en faveur de
l'UNESCO (annexe IX). Il a été estimé
que l'exploitation du nom et du prestige de l'UNESCO serait appréciable
et que l'accès aux autorités gouvernementales chargées
des décisions dans le cadre du programme pourraient présenter
de l'intérêt alinéas (i) et (iv) du premier
des intérêts commerciaux indiqués dans la
récapitulation. Il devrait assurément être
accusé réception des contributions et un certificat
ou un document du même ordre devrait être délivré
en reconnaissance de l'aide. Les projets conjoints pourraient
aussi être bienvenus.
Le Sous-Comité a estimé que les bailleurs de fonds
apportant des contributions importantes devraient pouvoir utiliser
à des fins publicitaires le logo "Mémoire du
monde" et des mentions telles que "commanditaire officiel"
pendant un certain nombre d'années. Toutefois, le principal
avantage accordé serait la possibilité d'associer
des produits ou des services au programme et à son logo
qu'il est donc, de ce fait, d'autant plus nécessaire de
faire largement connaître et respecter. Avant de pressentir
les sociétés susceptibles de financer l'opération,
il conviendrait d'élaborer un descriptif approprié
pour six ans ou plusieurs années fixant des objectifs déterminés,
prévoyant un budget pluriannuel ainsi que des principes
directeurs précis pour les projets et les partenariats
et définissant clairement les attentes de l'UNESCO et le
rôle des bailleurs de fonds privés. Les orientations
existant en la matière restent floues à bien des
égards.
Il faudrait en outre rechercher des bailleurs de fonds pour des
projets et des pays particuliers. Les commissions nationales devraient
être encouragées à trouver des commanditaires
de programmes nationaux. La marche à suivre serait
plus ou moins la même que pour le financement du programme
"Mémoire du monde".
Le Sous-Comité a aussi examiné rapidement chacun
des éléments de la récapitulation des "demandes
et propositions de projets en instance". Une évaluation
statistique improvisée a révélé que
la plupart des projets concernaient l'Afrique ou l'Asie (24 sur
39) et que 15 se rapportaient à des manuscrits. Les pays
qui ont besoin de l'aide économique octroyée par
l'intermédiaire du programme sont donc assurément
favorisés. Le Sous-Comité ne voit à cela
aucune objection si les projets nationaux des pays où des
ressources nationales peuvent être dégagées
sont inclus dans le programme (voir ci-dessous). Pour certains
projets, les bailleurs de fonds sont déjà annoncés,
parmi lesquels les organismes s'occupant d'assistance aux pays
en développement dans plusieurs pays développés.
Par ailleurs, l'état d'avancement des projets eu égard
au budget, à l'organisation, etc., est extrêmement
variable. Il a été suggéré que les
projets qui seraient proposés à des commanditaires
potentiels respectent certains critères minimaux de manière
à faire ressortir leur caractère réaliste
et leur importance. Comme exemple de projet susceptible d'intéresser
un bailleur de fonds, le Sous-Comité a cité "De
Bagdad à Ispahan - Livre des herbes". Il a souligné
qu'une société pharmaceutique jugerait sans doute
utile de voir sa marque associée à la publication
d'un fac-similé sur support papier ou lisible par machine
d'un ouvrage si beau et si exceptionnel.
Le Sous-Comité a souligné que la réussite
du programme serait fonction de son degré de pénétration
dans la communauté (ou les communautés) de bibliothécaires
et d'archivistes. Il a précisé que les efforts de
promotion déployés jusqu'ici n'avaient pas été
suffisants pour mobiliser les différents membres de cette
ou ces communauté(s). Il a noté que des opérations
d'informatisation avaient été entreprises par un
certain nombre de bibliothèques et de services d'archives
dans le monde, souvent en partenariat avec une société
privée. Beaucoup sont conçues de façon à
amortir les dépenses à terme ou à produire
un bénéfice. Certaines ont pour objet des collections
susceptibles d'être unanimement considérées
comme partie intégrante de la mémoire collective.
Le programme "Mémoire du monde" doit offrir des
avantages évidents pour les attirer dans son orbite. Il
est à craindre que les fiches ou les brochures de caractère
général ne retiennent pas assez l'attention pour
emporter largement la conviction de la communauté. Il serait
cependant peut-être judicieux de pressentir certaines personnalités
pour la mise au point de ce type de matériel. Les noms
d'Umberto Eco et de Catherine Deneuve ainsi que de lauréats
du prix Nobel ont notamment été évoqués.
Au sujet de ce qui précède, il a été
proposé de s'assurer le concours direct des bibliothèques
nationales des différents pays en plus des grandes bibliothèques
publiques ou universitaires. Un système de souscription
à l'intention des bibliothèques nationales pourrait
être mis en place pour les CD-ROM produits dans le cadre
du programme. L'édition de chaque CD-ROM serait ainsi pour
une part garantie. Cela réduirait suffisamment le risque
économique pour permettre l'exécution de projets
avec un apport de fonds relativement modeste et créerait
par ailleurs un système de distribution qui inciterait
davantage les bailleurs à s'intéresser par exemple
à des opérations conjointes, puisque la diffusion
à l'échelle mondiale du produit final serait garantie.
Le Sous-Comité a estimé que la mise au point d'un
format de série pour tous les projets de CD-ROM relevant
du programme pourrait être envisagée. La présentation
extérieure serait conforme à un modèle défini
et la structure du contenu serait toujours identique, l'introduction
et le descriptif étant dans chaque cas formulés
dans la langue correspondant au document original enregistré
et en anglais.
L'idée du programme "Mémoire du monde"
fait de nombreux adeptes dans le domaine de la politique culturelle
et plusieurs pays qui disposent des ressources voulues s'efforcent
d'atteindre les mêmes objectifs par leurs propres moyens.
Les projets ainsi lancés devraient pouvoir faire l'objet
de demandes d'admission dans la catégorie des projets "Mémoire
du monde". Il faudrait donc prévoir une procédure
d'évaluation. L'attribution du label ne devrait pas être
automatique. Elle n'interviendrait que dans les cas où
les projets rempliraient les critères voulus - qu'il conviendrait
sans doute de définir adéquatement - pour entrer
dans le programme. Comme la procédure entraînerait
des coûts, il serait aussi nécessaire de prévoir
le paiement d'un droit d'inscription qui permettrait de couvrir
non seulement ces coûts mais aussi une fraction des coûts
globaux du programme. Ce n'est pas là cependant l'essentiel.
Il s'agit avant tout que le label "Mémoire du monde"
ne soit pas appliqué à des projets bénéficiant
d'un certain financement mais plutôt à des projets
visant un certain objectif comme la création d'une bibliothèque
réunissant les éléments les plus précieux
du patrimoine documentaire mondial.
Le Sous-Comité a estimé que deux des projets de
liste établis au titre du programme présentaient
un certain intérêt. Le premier était le Registre
de la "Mémoire du monde" qui comprendrait tout
à la fois les projets exécutés dans le cadre
du programme et les projets financés au moyen de ressources
nationales admis à faire partie du programme. Il serait
bon que les projets mentionnés cautionnent mutuellement
leur prestige et leur intérêt pour la communauté
mondiale. La seconde liste était intitulée Mémoire
perdue - Bibliothèques et archives détruites au
XXe siècle. Le Sous-Comité a été
d'avis qu'elle traduisait ce qui était le revers de la
médaille dans l'optique du programme et contribuerait donc
fortement à promouvoir ce dernier si elle était
suffisamment diffusée dans le public.
Les deux listes se trouveront dans le site Web "Mémoire
du monde" qui sera créé dans le courant de
l'année.
Le Sous-Comité a par ailleurs recommandé l'examen
de stratégies générales de marchandisage.
De nombreuses suggestions ont été faites, en particulier :
Le Sous-Comité a estimé que pour accomplir les tâches
schématisées dans le présent document, il
faudrait s'assurer le concours d'un organisme chevronné
auquel il incomberait de proposer et négocier des contrats
de financement et d'organiser les autres activités mentionnées.
Bien qu'aucune préférence n'ait été
manifestée au cours de la réunion, le Sous-Comité
s'est félicité de l'initiative de MM. Rugaas
et Bing qui avaient eu des entretiens préliminaires avec
l'entité chargée de collecter les fonds pour les
Jeux olympiques d'hiver 1994, tenus à Lillehammer, laquelle
mettait actuellement en place un réseau international.
Paiement des droits. La plupart des oeuvres mises sur ordinateur
ne seront pas protégées par le droit d'auteur mais
il restera à demander l'autorisation de les utiliser au
propriétaire du support matériel qui les contiendra.
Il a été signalé que beaucoup de propriétaires
redoutaient le "tourisme culturel" soupçonné
de porter atteinte à l'industrie touristique. Dans la mesure
où les oeuvres peuvent être vues par le truchement
d'un CD-ROM ou sur le réseau, ils craindraient que les
touristes ne fassent plus l'effort de se rendre sur place. Le
Sous-Comité a jugé d'un commun accord que ce sera
l'inverse, qu'un plus grand nombre de personnes, dont l'enthousiasme
aura au contraire ainsi été suscité, seront
encouragés à aller contempler les oeuvres originales.
Une fois que les oeuvres auront été numérisées,
il faudra tenir compte d'autres droits fondamentaux des auteurs
variant en fonction de la complexité du produit et intéressant
les éditeurs, directeurs de publications, auteurs de scénarimages,
commentateurs, traducteurs, producteurs de son, compositeurs,
artistes interprètes ou exécutants (voix sur dialogues,
etc.), producteurs de phonogrammes, producteurs de logiciels,
etc.
Problèmes liés au droit d'auteur. Le Sous-Comité
a passé en revue les problèmes que pouvait soulever
le droit d'auteur. Il est d'abord une préoccupation commune
à tous les éditeurs : dans quelle mesure la
reproduction portera-t-elle atteinte au marché ? La
facilité d'accès est une condition sine qua non
du programme : de ce fait, un grand nombre de reproductions
ou d'extraits pourraient être obtenus. Il a été
convenu de proposer une formule mixte mi-gratuite, mi-payante
pour l'accès en ligne. Un mode de paiement différent
était à prévoir pour les personnes désireuses
de consulter la documentation à des fins de recherche ou
d'étude privée. Le Sous-Comité a également
examiné s'il était nécessaire de recourir
à des marques de sécurité comme le filigrane,
le tatouage ou les empreintes digitales. La question des droits
des photographes a également été posée :
une image numérisée est-elle protégée
par le droit d'auteur dans la mesure où l'oeuvre numérisée
n'est qu'un fac-similé ? De même, le droit d'auteur
entre-t-il en ligne de compte si on utilise une caméra
numérique ? Il a été estimé que
la qualité de la résolution était à
prendre en considération dans la reproduction. Des images
d'une très forte résolution peuvent être proposées.
Il a été admis qu'il fallait opter pour la meilleure
résolution possible quel que soit le prix à payer
et le coût du stockage. Pour l'instant, toutefois, la réception
en ligne d'une forte résolution était exclue.
Gestion des droits. En général, 60 %
du prix de vente au public sert à couvrir les frais de
commercialisation et de communication. Il a été
demandé si les propriétaires des supports matériels
auraient droit à des redevances. Il s'agissait aussi de
savoir comment répartir un pourcentage correspondant à
un produit distribué en ligne. Les arrangements contractuels
ont été jugés importants pour assurer une
rémunération équitable à toutes les
parties. Il a été estimé que les propriétaires
qui craignaient de perdre des touristes voudraient sans doute
recevoir une part sensiblement plus élevée.
L'exemple de deux CD-ROM égyptiens a été
cité. Il fallait prendre en compte les propriétaires,
les titulaires du droit d'auteur (auteurs de scénarimages,
éditeurs), le matériel dérivé et l'accès
en direct. Le produit de la vente était réparti
à raison de 40, 30 et 30 % entre les propriétaires
des manuscrits, les promoteurs et les éditeurs.
Une décision devrait être prise concernant l'administration
des droits. Il a été convenu qu'un contrat ou un
mémorandum était nécessaire dans chaque cas.
L'UNESCO devra mettre un échantillon représentatif
d'images sur le réseau.
Questions éthiques. Le Sous-Comité a examiné
certaines questions éthiques. La technologie qui permettrait
de manipuler et d'améliorer les images est disponible.
Il a été décidé que pour les documents
de base il ne serait procédé à aucune manipulation.
Les spécialistes et les chercheurs devraient pouvoir consulter
les données brutes. L'adjonction de données mises
en forme par manipulation pourrait être envisagée.
Le but à atteindre devrait être l'inclusion, si possible,
de fichiers complets.
Les membres du Sous-Comité ont généralement
été d'avis que l'utilisation des données
devrait être non commerciale. L'autorisation d'exploiter
une oeuvre à des fins commerciales devrait être accordée
par l'UNESCO. Tout produit de l'exploitation commerciale serait
versé aux propriétaires qui l'utiliseraient pour
préserver les manuscrits originaux ou les archives, etc.
La rémunération reçue par les propriétaires
serait destinée exclusivement à la conservation
de leur collection et non à leur usage personnel. Tout
emploi non autorisé devrait être découragé.
Il a décidé d'élaborer des principes directeurs
et un code moral. Par exemple, l'UNESCO devrait éviter
de s'intéresser à des matériels en litige
- à des biens dont la propriété est
controversée - comme les prises de guerre. Le Sous-Comité
a cependant reconnu que beaucoup d'oeuvres entraient dans cette
catégorie. L'Organisation pouvait très bien suivre
l'évolution en cours mais il ne lui appartenait pas de
s'y immiscer.
L'objectif
Réalisation de l'objectif
Parrainage du programme
la Reine d'Espagne
Financement du programme
Fonds destinés à des projets
ou à des pays particuliers
Acceptation du programme par les
bibliothécaires et les archivistes
Un système de souscription
par les grandes bibliothèques
Initiatives nationales liées
au programme
Etablissement de listes
Marchandisage
Mobilisation des bailleurs de fonds
Cadre juridique