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CITES UNIVERSELLES
par Philippe Quéau
Directeur de la Division de l'information et de l'informatique, UNESCO


La crise radicale que nous traversons, et qui ne fait que s'amorcer, rend urgente une nouvelle pensée transdisciplinaire, seule capable de prendre toute la mesure des complexités à l'oeuvre. Cette pensée devra contribuer à créer une véritable culture mondiale, au-delà des tribalismes, des nationalismes et des culturalismes. Une telle universalité est-elle seulement possible ? Quelle serait l'essence d'une civilisation mondiale ? La mort annoncée des Etats-nations et des cultures régionales permettra-t-elle, dans l'urgence actuelle, de favoriser l'émergence d'une nouvelle identité humaine ? Permettra-t-elle de mieux définir la vocation fondamentale de l'homme ? Comment promouvoir un ensemble de valeurs universelles sur lesquelles l'humanité tout entière pourrait s'entendre ? Et d'ailleurs, comment garantir que l'idée même d'universel est bien universelle, c'est-à-dire également reçue par la diversité des cultures?

Il y a quelques jours, on apprenait simultanément en ouvrant un journal d'informations générales qu'une cour fédérale américaine avait déclaré inconstitutionnel le “Communications Decency Act”, affirmant ainsi la totale liberté d'expression sur les réseaux ; que le FBI venait d'arrêter un criminel au Guatemala grâce à Internet, qu'une entreprise avait multiplié par trente en trois jours son poids boursier en diffusant de fausses rumeurs sur certains forums de discussion en ligne, qu'AT&T et LM Ericsson s'associaient pour mettre sur le marché un appareil, appelé Cobra et valant 500$, capable d'envoyer sur les lignes téléphoniques vingt fois plus d'informations que les modems commerciaux les plus rapides actuels ; et enfin que la compagnie Acer Inc. annonçait la mise sur le marché asiatique d'un PC destiné à Internet, au prix de 500$. Cette énumération à la Prévert doit nous faire prendre conscience que la révolution des nouvelles techniques de la communication et de l'information (NTIC) ne fait que commencer. En fait nous n'avons encore rien vu... Il devient vital d'en prendre toute la mesure, et surtout d'en évaluer l'impact économique, social, culturel et politique. Les NTIC ont évidemment partie liée avec la "crise". Mais jusqu'à quel point ?

Pour expliquer cette crise, l'évocation du seul progrès technologique est insuffisante. Les technologies nouvelles de la communication et de l'information en effet sont porteuses de ruptures qui vont bien au-delà de la technologie, et qui touchent à la nature même de notre rapport au monde, à notre manière de le représenter et d'agir sur lui, à notre capacité de fonder un nouveau lien social, à l'échelle de la planète.

Il est essentiel d'évaluer correctement le degré de la révolution en cours. Est-ce une simple péripétie trentenaire, comme dans les cycles de Kondratieff, ou bien une nouvelle révolution industrielle ? Ou bien s'agit-il d'une coupure plus profonde encore ? Nous opterons ici résolument pour cette troisième voie d'exploration. Les nouveaux réseaux, comme Internet, ou l'essor du numérique et du virtuel, sont en réalité les signes annonciateurs de rien de moins qu'un changement d'ère. Certes le monde n'est pas encore ébranlé au point où l'on pourrait avancer dès aujourd'hui toutes les preuves matérielles de cette allégation. Mais l'on peut tenter

de raisonner par analogie pour étayer le ton sans doute "apocalyptique" de notre assertion. Chacun sait l'importance historique qu'eurent l'alphabet ou l'imprimerie. A notre sens, pour en saisir toute la portée, les NTIC doivent précisément être comparées à l'apparition de l'alphabet, venant remplacer les hiéroglyphes, et permettant ainsi le développement de la culture marchande syro-phénicienne, se substituant à la culture des scribes et des grands prêtres de l'Egypte, et ouvrant dès lors l'espace méditerranéen. On peut aussi évoquer l'impact de l'invention de Gutenberg à la fin du 15ème siècle. L'imprimerie rendit matériellement possible la diffusion mais aussi la mise en pratique effective (par l'accès individuel au livre) des idées de la Réforme. Ce fut aussi la condition catalytique de la Renaissance européenne et du développement d'une industrie s'appuyant sur de nouveaux savoirs aisément capitalisables et diffusables. Comme aujourd'hui Internet, l'imprimerie fut un temps crainte des pouvoirs publics. Le roi François 1er signa le 15 janvier 1535 une ordonnance interdisant l'imprimerie, sous peine de mort, à la demande de la Sorbonne (sic), alors dominée par le parti Catholique et voyant d'un mauvais oeil l'usage subversif que les Réformateurs en faisaient.

Si nous insistons sur ces analogies (l'alphabet, l'imprimerie), c'est dans l'espoir d'attirer l'attention sur le fait que la révolution technologique actuelle n'est pas comparable simplement à l'apparition du téléphone ou de la télévision. Il s'agit en fait d'une coupure radicale dans l'histoire de nos moyens de représenter le monde, ou de ce que nous croyons savoir de lui. Nous pensons que des moyens de représentation nouveaux sont de nature à favoriser l'émergence de nouvelles intelligibilités, de nouveaux espaces de compréhension, de nouvelles visions. Il s'agit donc in fine de l'apparition, encore en gésine, d'une nouvelle vision des choses, et peut-être d'un être humain nouveau, proportionné à cette nouvelle intelligibilité.

La crise actuelle est donc avant tout une crise de la représentation. Nous sommes en crise parce que nous ne maîtrisons plus intellectuellement notre destin collectif. Nous ne disposons plus des outils de compréhension adéquats. Nous en sommes restés aux schémas du passé, qui ont montré leur inefficacité. Nous percevons mal notre situation réelle parce que nous sommes démunis des instruments d'intelligibilité nécessaires pour se colleter efficacement aux problèmes planétaires qui se multiplient.

Le paradoxe est que cette crise de la représentation pourrait être en partie réglée si nous savions faire un meilleur usage de ces mêmes technologies de la représentation. Les NTIC accélèrent et aggravent la crise, mais elles apportent aussi des contre-poisons dont nous ne pouvons plus nous permettre d'ignorer l'efficacité. Encore faut-il en comprendre la nature, et faire l'effort d'en maîtriser le langage. Ces deux conditions, malheureusement, ne sont presque jamais remplies dans la classe politique actuelle, toutes tendances confondues.

La crise se caractérise de nombreuses manières (fins des dogmes, règne absolu du marché, guerres tribales, pollutions globales...). Il nous est apparu intéressant de traduire cette diversité des visages de la crise transversalement, par trois figures principales: la confusion, le court-circuit et la coupure.

La confusion

Devant la surabondance des faits et des savoirs, devant la complexité des phénomènes et l'enchevêtrement des causes, devant la disparition des grandes machineries idéologiques, nous sommes pris de confusion. La confusion contemporaine est une confusion des plans de lecture et d'interprétation. Elle touche au langage (on confond les images et les réalités, les métaphores et les modèles, les mots et les concepts); elle touche à l'exercice des différents plans de l'esprit (on confond ses divers domaines d'intervention: la pensée claire et la pensée obscure, le songe et la raison). C'est aussi une confusion des valeurs, au sens économique comme au sens philosophique. L'éclatement des bulles financières et foncières, la mise en état de lévitation virtuelle des marchés spéculatifs, l'abstraction sans racine des grands indicateurs économiques ou de la valeur des monnaies, ne permettent plus aujourd'hui de dire ce que vaut le yen, ou le m2 à Ginza.

La confusion des valeurs se caractérise aussi par le renversement des fins et des moyens (l'être humain est mis au service du Marché, l'économie du réel est asservie à une spéculation purement virtuelle, la recherche scientifique s'inféode à la fuite en avant éperdue de la “Big Science”).

C'est enfin une confusion des niveaux de réalité et de vérité dans lesquels on nous invite à vivre: la simulation, la réalité virtuelle, la réalité augmentée, deviennent à l'occasion plus réelles que le réel, et contribuent ainsi à obscurcir notre compréhension de la nature du réel même.

Le court-circuit

La seconde figure de la crise est le court-circuit. Le court-circuit, quant à lui, vient de la mise en contact immédiat, ou presque immédiat, de points du globe jusqu'alors séparés par des distances géographiques considérables, désormais réduites à rien (le temps réel des NTIC) ou à presque rien (le coût décroissant des transports de personnes ou de marchandises). Le phénomène du court-circuit se traduit de plusieurs manières: la glocalisation, la désintermédiation, la dérégulation.

La glocalisation, la contraction du global et du local, est un court-circuit territorial et géographique, du fait de la délocalisation et de la mondialisation, ou plutôt des mondialisations, celle des marchés, celle des capitaux, celle des informations, mais aussi celle de la pollution (ozone, nucléaire) et plus grave encore, celle de la déculturation. Le "glocal", c'est aussi l'apparition de "régions-monde", comme la grande “connurbation” Bassin de Londres-Benelux-Ruhr-Vallée du Pô, si lumineuse, quand elle est vue la nuit de l'Espace, qu'elle semble laisser la France dans l'obscurité. On parle même de "villes-mondes" comme ces incroyables mégalopoles, mers de béton (Mexico, 31 millions d'habitants en 2000, Sao Paulo, 26 millions...) qui deviennent à elles seules comme des pays entiers. On comparera par exemple le nombre de téléphones dans toute l'Afrique subsaharienne et à Manhattan: ces villes-mondes sont “glocales” par excellence: ancrées dans un territoire restreint, mais couvrant le monde de leurs liaisons symboliques, marchandes et financières.

La désintermédiation se traduit par l'éviction de toutes sortes d'intermédiaires rendus inutiles par les nouvelles technologies de distribution de biens ou de services immatériels (banques ou assurances directes, distribution des biens de consommation culturelle ou de logiciels). On sait que l'on peut désormais acheter sur Internet, sans TVA et sans droits de douane, les nombreux biens de la société de l'immatériel. Les Etats-nations perdent leurs pouvoirs de taxation sur ces flux immatériels qui leur échappent. Ceci n'est pas entièrement nouveau: les capitaux flottants dans l'océan du Marché avaient depuis longtemps échappé aux contraintes des territoires réels. Mais ce privilège, que les financiers internationaux détenaient seuls jadis, est désormais à la portée de la moindre PME et même des simples particuliers.

Enfin la dérégulation, qui est une traduction politique d'une sorte de démission de la pensée régulatrice devant cette mise en court-circuit exigée par les lois du Marché et catalysée par les NTIC. Contre ces court-circuits fluides et impalpables, nulle frontière, nul limes, nul sanctuaire national ne sauraient nous protéger. Il est vain de vouloir établir des barrières tangibles contre un phénomène intangible, une sorte de mise à niveau généralisée de la planète Terre tout entière. On ne peut mettre un douanier derrière chaque octet.

La coupure

La troisième figure de la crise est celle de la coupure, ou du fossé. Le court-circuit généralisé tend à créer des ghettos ou des tribus excluantes, comme par réaction. Les “info-riches” et les “info-pauvres” se voient séparés par un fossé qui a d'autant plus tendance à s'accroître que ceux qui maîtrisent le mieux les NTIC (les “info-riches”) peuvent mieux tirer parti du réseau pour accroître leur écart. Il y a un effet d'autocatalyse dans l'accès. Plus on est capable de naviguer sur ces nouveaux océans du savoir, plus on accroît son avantage comparatif par rapport aux autres, et plus se creuse l'écart symbolique et matériel avec ceux qui restent au bord des inforoutes. Les navigateurs du cybermonde maîtrisent des codes nouveaux aux avantages comparatifs indéniables. Mais surtout ils se dotent de clés d'intelligibilité nouvelles, dont sont cruellement exclus les nouveaux prolétaires du virtuel, ainsi dépossédés des moyens de production cognitive et d'analyse symbolique qui leur permettraient de se doter d'un point de vue efficace sur le monde. Cette nouvelle forme de prolétarisation est d'autant plus préoccupante, qu'elle tend à exclure de fait des pans entiers de la population de quelque possibilité d'interprétation et de compréhension que ce soit. Pendant que les "collèges invisibles" et les communautés virtuelles se renforcent et s'activent à l'abri des réseaux satellitaires, et dans l'immédiateté des mémoires artificielles, les ghettos réels se durcissent, sans prise aucune sur leur environnement, sans capacité effective de saisie intellectuelle ni d'action concrète. Les paradis fiscaux virtuels sont hors d'atteinte des révoltés du réel.

A ce triple défi de la confusion, du court-circuit et de la coupure, il faudra opposer une triple réponse. Plus les réseaux virtuels intensifieront mondialisation, délocalisation et désintermédiation, plus il sera impératif de rebâtir une cité ancrée dans le réel, dans le voisinage des hommes, dans la lumière de leurs visages. La cité, pour ce faire, devra être catalytique, connectée, coopérative.

Une cité catalytique

La cité de demain doit être catalytique: elle doit dissoudre et rendre possible. Elle doit fournir les moyens de mettre en relation. C'est bien là sa vocation de carrefour transdisciplinaire. La confusion générale dont nous avons parlé vient d'une insuffisante alphabétisation aux nouvelles représentations, et d'une absence de moyens efficaces de comprendre et d'interpréter le monde. La première tâche de la cité de demain sera de refonder son université afin de nous former à cette nouvelle "écriture" du virtuel, mais aussi à la nouvelle grammaire et à la nouvelle méthodologie intellectuelle qu'elle sous-tend. Il faut maîtriser avant toute chose la navigation dans les océans du savoir, et développer à cette fin les ressources d'une pensée formelle, systémique, transdisciplinaire, plurielle, globale. Le self-apprentissage et la personnalisation de l'enseignement par le recours aux techniques de simulation interactive seront souhaités. La visée pédagogique prioritaire sera de penser et d'expérimenter par soi-même, d'une part, et avec les autres, d'autre part. Non pas seulement savoir, mais chercher à savoir, savoir chercher, savoir relier les faits épars, et enfin savoir se lier aux autres dans une recherche partagée seront les objectifs affirmés. On favorisera la curiosité, la créativité, l'esprit critique et l'esprit coopératif, la représentation d'une réalité sous plusieurs angles. La pensée en terme de systèmes permettra d'avoir une vue d'ensemble des multiples liens possibles entre causes et effets, entre modèles et réalités. La pensée expérimentale, qui fait varier certains aspects d'un problème tout en en conservant invariants certains autres, permet d'explorer exhaustivement un ensemble de possibilités et de résultats, de les comparer, de les extrapoler. On privilégiera la simulation, les "expériences de pensée" et l'expérience de "réalités artificielles". Une attitude de distance philosophique, de "mise entre parenthèse", conformément à la méthode phénoménologique sera encouragée.


Une cité connectée

Les court-circuits mondiaux déjà évoqués représentent une menace certaine pour les identités locales. Une culture universelle est-elle possible ? Va-t-on vers une identité mondiale? Si oui, quels pourraient en être les fondements ? Ou bien va-t-on vers des identités locales exposées à la mondialisation, et trouvant alors, plus ou moins aisément, des manières d'adaptation ?

La visée politique fondamentale de la cité de demain doit être de devenir une cité de l'universel, une cité-monde. Connectée par Internet à toutes les bases de données, à tous les musées et toutes les bibliothèques en ligne du monde, bref à toutes les ressources de savoir et de mémoire de la planète accessibles dans le cyberespace, la cité de demain ne manquera pas de données brutes, de textes, d'images et de sons. Ce qui risque de lui faire défaut, en revanche, est bien une conception claire de son essence même, et plus précisément de l'essence de l'universalité qu'elle sera chargée d'incarner localement. La diversité culturelle sera sans doute menacée par la tendance du Marché aux regroupements oligopolistiques, tellement plus profitables. La concentration des entreprises de contenus, l'harmonisation réclamée avec insistance des législations mondiales seront des facteurs aggravants. La cité universelle devra favoriser l'art difficile de la préservation des identités locales, tout en ne perdant jamais de vue son utopie globale. L'universalisme purement quantitatif et financier du Marché lui donnera quelque fil à retordre.

Une cité coopérative

Au moment où les fossés s'élargissent et s'approfondissent, la coopération devient une nécessité vitale, et aussi une exigence éthique. La capacité à travailler en groupe, en réseaux, en partenariat sera primordiale. On devra s'attacher à créer un environnement d'apprentissage global, ouvert, au service de tous, en tous lieux, à tous moments et dans tous les domaines du savoir. Les laboratoires virtuels ("Collaboratories"), les réseaux d'hôpitaux, d'écoles, de bibliothèques, de musées, de serveurs d'archives en ligne constitueront une nécessaire infrastructure coopérative globale. Il faudra développer la coopération intellectuelle, les expériences de pensée collecticielle, le jumelage virtuel de groupes de recherche, les réunions virtuelles qu'autorisent les techniques de groupware.

La fin de la société du travail est annoncée. On proclame son éviction inéluctable à terme par une société de "pleine activité" fondée sur l'intégration, la participation, la créativité culturelle et sociale, et sur des valeurs de paix, de tolérance, de respect de l'Autre, de compassion, de symbiose avec la nature. La cité universelle à laquelle nous aspirons devra nous donner les cadres politiques et pratiques pour un tel avènement. Dans la période de crise grandissante que nous allons traverser, la priorité devra être de contribuer à recréer le lien social dissous par le triple mouvement de confusion, de mise en court-circuit et de coupure que nous avons décrit. Il faudra créer un art de vivre ensemble à l'échelle planétaire. Les répercussions économiques, politiques et sociales en seront considérables. Mais la tâche de la cité universelle sera prioritairement d'ordre culturel. Définir et promouvoir une culture véritablement universelle, voilà sa mission, sa noblesse. Cette culture authentiquement universelle devra être suffisamment forte pour tenir tête aux cultures stéréotypées que le Marché aura intérêt à diffuser universellement, lui aussi. Mais là où le Marché ne pourra satisfaire que les besoins solvables (et c'est là sa limite), l'enjeu incomparable de la culture de l'universel sera de s'adresser à tous sans exclusive.

Le territoire d'action privilégié d'une culture de l'universel est le domaine public, gratuit par nature, et qu'il faudra sans relâche rendre plus accessible et plus attrayant. Les oeuvres des musées, les textes classiques, les informations produites par les services de l'Etat appartiennent au domaine public et échappent donc au casse-tête actuel du droit d'auteur. Ces images, ces textes constituent un patrimoine culturel sans prix. Il faut d'urgence le mettre gratuitement à la disposition de tous, sur Internet. Alors pourront proliférer des usages nouveaux, des manières alternatives de produire de la valeur ajoutée culturelle, à partir de ce patrimoine commun, aujourd'hui encore confisqué par certains groupes, mais dont la vocation est d'être rendu au peuple, qui en est le légitime propriétaire, et qui demain saura le valoriser de manière inattendue.

Créer du lien social global par une culture authentiquement universelle, voilà la mission profondément politique de la cité de demain.

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