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Les archives et les nouvelles techniques de l'informatique

Michael ROPER,
conservateur principal adjoint,
Service de recherche et de planification,
Public Record Office, Kew

Cet article traite de la réticence manifestée par les archivistes et les gestionnaires de dossiers à l'égard des nouvelles techniques de l'informatique et examine les domaines auxquels ces techniques sont appliquées. Il recense les applications de ces techniques qui s'étendent à la plupart des activités de gestion des archives et des documents: la gestion des centres d'archives et de dépôt de documents; le contrôle conceptuel des archives et des documents aux différents niveaux d'organisation, y compris l'indexage et la recherche par ordinateur; et la conservation des archives informatiques. Il analyse les possibilités d'adaptation de systèmes conçus pour d'autres secteurs de l'information, la coopération en vue de la mise au point de systèmes d'archives et l'incidence des mini- et micro-ordinateurs et indique enfin les domaines qui pourraient faire l'objet de travaux et de progrès nouveaux.

Introduction

Les responsables d'archives et de centres de dépôt de documents ont été beaucoup plus lents que les autres spécialistes dans le domaine de l'information à adopter les nouvelles techniques informatiques. Cette lenteur peut s'expliquer en partie par le conservatisme inhérent à la profession, mais également par des raisons pratiques. De par la nature même des archives, leurs responsables ne peuvent espérer tirer les avantages financiers que peuvent obtenir les bibliothécaires d'une informatisation de leurs systèmes d'acquisition, de catalogage et de prêts entre bibliothèques, souvent reliés à des bases de données bibliographiques centralisées; le niveau de consultation des archives justifie rarement l'adoption du système informatisé utilisé par les bibliothèques. De plus, il n'est pas sûr que la nature et l'urgence des demandes des utilisateurs des archives puissent justifier les frais d'une vaste informatisation, en particulier quand elle suppose la conversion rétrospective des instruments de consultation existants. Cependant, un certain nombre d'archivistes ont estimé qu'une informatisation sélective n'était pas inutile et les applications de l'ordinateur portent sur tous les secteurs de l'activité archivistique.

Gestion

L'utilisation des ordinateurs pour la gestion des centres d'archives et le contrôle matériel de leurs fonds est plus fréquente dans les centres de dépôt de documents que dans les archives proprement dites. La manutention de la masse des documents dans de tels centres ne présente pas en général de grandes différences avec la manutention en vrac d'autres produits dans un entrepôt et se prête donc parfaitement à l'automatisation. Dans le cadre de cette automatisation, on peut utiliser un système d'ordinateur pour enregistrer les entrées de documents, fournir des listes précises et à jour des fonds, identifier et localiser les documents, rationaliser l'utilisation des zones de stockage et assurer le rappel automatique des dates d'échéance concernant des activités comme l'inventaire, la destruction ou le transfert des archives. Le système peut être encore perfectionné par l'enregistrement automatique des rappels de documents aux organismes émetteurs et leur retour au centre de dépôt après usage, permettant ainsi de contrôler la consultation des documents et les retards dans leur restitution. Plus les fonds d'un centre sont importants et plus son niveau d'activité est élevé, plus est justifiée l'adoption d'un système informatisé. Il n'est donc pas surprenant que les applications les plus remarquables dans ce domaine aient été le système PRIAM de la Cité des archives contemporaines des Archives de France à Fontainebleau' et le système NARS-5 utilisé par les centres de dépôt de documents des Archives nationales des États-Unis. Ces deux systèmes fonctionnent plutôt au niveau de la série formelle qu'à celui du document, mais il est toutefois prévu qu'à sa troisième phase le système PRIAM permettra d'établir des inventaires et d'entreprendre des recherches par matières.

Les centres de dépôt de documents ont également été informatisés par des entreprises commerciales, des autorités administratives locales et d'autres institutions. Il faut remarquer que plusieurs de ces applications de l'informatique ont eu lieu dans des centres nouvellement créés, dans lesquels le problème de la conversion rétrospective ne se posait pas et où l'informatisation était justifiée par les activités envisagées pour l'avenir De même, les centres de dépôt de documents de ces institutions se sont assez souvent vus dans l'obligation d'enregistrer des documents en désordre et sans l'aide d'instruments de recherches, et c'est la raison pour laquelle l'utilisation d'un ordinateur s'est révélée nécessaire pour assurer un premier classement des fonds de documents. Pour cette raison, les centres de dépôt de documents des institutions à l'échelon autre que national fonctionnent généralement plutôt au niveau du document que de la série formelle. Cependant, il est permis de douter de l'utilité d'un contrôle à ce niveau où la majorité des documents ne sont jamais consultés entre leur entrée et leur destruction.

La gestion matérielle des fonds d'archives par ordinateur est plus rare. Comme dans le cas des fonds des centres de dépôt de documents, I'automatisation présente des avantages plus évidents pour des grands services d'archives nationaux et les deux systèmes les plus avancés dans ce domaine sont le NARS-A1 des Archives nationales des Etats-Unis, et le PROSPEC utilisé pour les services les plus récents des Archives nationales du Royaume-Uni. Il s'agit plus de systèmes exploités à l'aide d'ordinateurs que de systèmes entièrement informatisés, l'entrée se faisant par traitement par lots et la sortie sous forme de formats classiques Ils sont exploités principalement au niveau de la série formelle ou de la catégorie et leur avantage par rapport aux systèmes classiques est de permettre une mise àjour plus rapide lors de l'entrée de nouvelles séries ou catégories ou de l'addition de matériaux supplémentaires aux données existantes. Les systèmes du même type utilisés pour le contrôle administratif des archives et des fonds de manuscrits sont notamment le système MRMC II de la Division des manuscrits de la Library of Congress des États-Unis et le système PARADIGM de l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign.

Outre le système PROSPEC, les Archives du Royaume-Uni disposent du système PROMPT pour le contrôle de la sortie des documents demandés pour consultation par les utilisateurs de son nouveau bureau de Kew. Les demandes de documents sont commandées au clavier par les utilisateurs sur des termi naux situés dans la salle des références, puis, après contrôle de validité, transmises directement à la zone de stockage correspondante où elles sont imprimées; le retour des documents est enregistré au moyen d'un lecteur optique; l'ordinateur tient à jour une liste des documents en consultation et établit automatiquement divers relevés statistiques. On estime à 20 % environ le gain de capacité fonctionnelle obtenu grâce à ce système. Il est cependant difficile de savoir si un tel système serait rentable dans le cas d'un volume d'utilisation très inférieur à celui de Kew (1500 à 2000 sorties et retours de documents par jour).

La Sous-direction générale des archives d'Espagne utilise un autre système de gestion à l'aide d'un ordinateur pour codifier et analyser les sujets de recherches des utilisateurs des archives dans le pays.

Contrôle conceptuel

Quand l'utilisation des ordinateurs dans les centres d'archives a été pour la première fois envisagée dans les années soixante, on espérait que ces systèmes permettraient un moyen d'accès à l'information au niveau du document ou de la page. Mais le coût de l'indexation à ce niveau s'est révélé excessivement élevé. De plus, si l'indexation des noms de lieux et de personnes ne soulevait aucune difficulté particulière, l'indexation par matières s'est révélée beaucoup plus ardue. On a donc préféré des systèmes moins ambitieux, fonctionnant à un niveau de classement plus général.

Au niveau de la série formelle, de la sous-division de série ou de la collection, NARS-AI, PROSPEC, MRMC II et PARADIGM sont plus que de simples systèmes de gestion et leurs caractéristiques générales permettent un certain contrôle conceptuel rendant possible un accès par matières à ce niveau. Les Archives nationales d'Israël disposent également d'un système d'accès aux documents à l'aide d'un ordinateur à ce niveau.

D'autres systèmes sont exploités au niveau intermédiaire du dossier ou de la chemise. Leur degré de complexité est variable: systèmes de traitement de liste relativement simples, dans le cadre desquels sont manipulées suivant différents ordres (alphabétique ou chronologique) un petit nombre de zones bien définies de longueur fixe (souvent limitées aux seuls noms de lieux et de personnes), sans que soit modifiée la structure interne des zones, ou systèmes de permutation dans lesquels des chaînes de sujets plus complexes sont décomposées en leurs divers éléments, qui sont ensuite manipulés suivant les ordres désirés. La première catégorie de systèmes a été utilisée pour l'élaboration des index par le laboratoire d'informatique de l'Université de Newcastle pour les Archives du Royaume-Uni et dans une grande partie des premiers travaux des Archives de France sur l'indexation à l'aide d'un ordinateur. L'exemple le plus remarquable de système appartenant à la seconde catégorie est le système SPINDEX conçu et exploité par les Archives nationales des États-Unis et utilisé par un nombre considérable de centres d'archives du Canada et des États-Unis. Il en est maintenant à sa troisième révision: SPINDEX III. Entre ces deux extrêmes, il existe toute une série de systèmes plus ou moins complexes.

Un certain nombre de centres d'archives ont également étudié la possibilité d'exploiter des systèmes de traitement de texte complet, par lots ou pour la recherche en ligne; mais en raison du rythme assez lent des entrées et de leur coût élevé, ces systèmes ne peuvent être utilisés que pour des catégories limitées d'archives et leur avenir immédiat parait mieux assuré pour l'analyse du contenu de documents choisis entreprise par des historiens dans un certain nombre de pays que comme instrument d'accès aux documents d'archives.

Systèmes informatiques adaptés aux archives

Nombre systèmes utilisés par les centres d'archives et de dépôt de documents ont été créés spécifiquement en fonction de leurs besoins, mais d'autres sont le résultat de l'adaptation de systèmes initialement conçus pour d'autres secteurs de l'information. Les systèmes bibliographiques adaptés aux archives sont notamment le système MARC, sur lequel est fondé le système MRMC de la Division des manuscrits de la Library of Congress, le système INSPEC de l'Institute of Electrical Engineers du Royaume-Uni, d'où est dérivé le système PROSPEC, et le système ASI créé par l'Université de Sheffield, qui est utilisé par le Foreign and Commonwealth Office du Royaume-Uni pour le traitement de ses archives courantes". Les Archives du Royaume-Uni et celles d'Écosse ont également expérimenté le système d'indexation PRECIS de la Bibliographie nationale du Royaume-Uni, mais ont constaté que le système, sous sa forme actuelle, ne présentait que des possibilités limitées d'application aux archives. Les systèmes en ligne, comme le STAIRS et son système de traitement de textes ATMS, ont également été utilisés pour les archives. Des systèmes primitivement conçus pour la description des objets en trois dimensions conservés dans les musées ont également été utilisés: le système SELGEM de la Smithsonian Institution a été adapté pour traiter les informations concernant les archives de l'institution et celles de plusieurs autres musées des Etats-Unis; au Royaume-Uni, le système GOS de la Museums Documentation Association (anciennement IRGMA) a été appliqué aux archives du National Maritime Museum et des British Antarctic Survey Archives et suscite un vif intérêt parmi les archivistes.

Coopération entre les centres d'archives

Seuls un petit nombre de centres d'archives et de dépôt de documents possèdent leurs propres ordinateurs et quand ils ont envisagé de recourir à l'informatique, ils ont été fortement incités par les organisations dont ils relèvent à utiliser le matériel informatique déjà disponible dans leurs services. Il en est résulté une multiplicité de systèmes, particulièrement dans des pays comme le Royaume-Uni ou les États-Unis, qui n'ont pas de système d'archives uniforme relevant d'une direction centrale, ce qui a entrainé un grand nombre de doubles emplois et engendré des systèmes difficilement transférables. Une exception remarquable à cet égard est le système SPINDEX, dans le cadre duquel un groupe d'utilisateurs, le Réseau des utilisateurs du SPINDEX (SUN), fournit son assistance et sa coopération en vue de l'utilisation et de l'extension de ce système. Cependant, l'existence du système SPINDEX n'a pas empêché la création de différents autres systèmes d'archives aux États-Unis. Pour remédier à cette situation, la Société des archivistes américains a créé un groupe de travail sur les systèmes nationaux d'information chargé d'élaborer des normes et un format d'échange de données pour les archives et les manuscrits. Au Royaume-Uni, la création de formats d'échange de données a été jugée moins urgente du fait de l'existence des National Registers of Archives, qui fournissent déjà un système d'information centralisé, bien que fondé sur les instruments de recherche classiques. Cependant, la Société britannique des archivistes a pris un certain nombre d'initiatives en vue de l'élaboration d'un système informatique général, susceptible d'être adapté aux systèmes de données des différents centres d'archives. Ce système de classification-indexation matières utilisant une notation alphanumérique, qui présentait certains avantages lorsqu'il a été conçu en 1967, année où les ordinateurs ne pouvaient traiter efficacement que des données codées et qui est aujourd'hui souvent considéré comme trop complexe et trop rigide pour se prêter àune utilisation générale, a été publié en 1975 et adopté par quelques centres d archives comme base pour l'établissement de leurs index traditionnels. Plus récemment, un projet pilote a été entrepris afin d'étudier la possibilité d'adapter le système PROSPEC en vue de l'établissement de guides pour une gamme plus large de fonds d'archives, ainsi que pour la publication de guides archivistiques par matières. Il a été démontré que cette adaptation était techniquement réalisable (PROSPEC-SA), mais qu'elle posait des problèmes conceptuels, en particulier de contrôle de vocabulaire, et aucun centre d'archives n'a pu encore adopter ce système. Actuellement, on s'intéresse surtout à élaborer des données normalisées pour les inventaires des archives, en vue de faciliter de nombreuses utilisations d'un système informatisé central pour l'élaboration d'instruments de recherche propres à chaque centre.

Au niveau international, des renseignements sur les possibilités d'échange d'informations concernant l'utilisation des ordinateurs sont fournis par le Comité d'automatisation du Conseil international des archives. Outre l'organisation de réunions régulières qui permettent aux membres et membres correspondants d'échanger leurs expériences, le comité publie une revue, ADPA, consacrée àl'utilisation de l'ordinateur pour les archives, et une série de directives àl'intention des archivistes qui envisagent d'informatiser leurs travaux.

Les archives informatiques

Les techniques nouvelles n'influent plus seulement sur les centres d'archives et de dépôt des documents en raison des possibilités qu'elles offrent pour un accès plus facile aux fonds, mais commencent aussi à avoir des répercussions sur la nature des matériaux produits par les services administratifs. Un grand nombre données et informations statistiques sont déjà produites sur supports informatiques, dont l'interprétation et la consultation exigent l'utilisation d'un ordinateur et du logiciel correspondant; nous devons prévoir dans l'avenir la multiplication des documents de ce type, à mesure que se généraliseront les «bureaux sans documents » (ou les « bureaux avec moins de documents »). Les difficultés que posent les documents de ce genre sont liées notamment à l'altération de leurs supports et à la multiplicité des formats et des systèmes d'exploitation utilisés. Actuellement, on estime en général que le seul support de conservation durable est la bande magnétique d'un demi-pouce destinée aux archives, qui doit être stockée dans un milieu spécial et rémbobiné et transcrite à intervalles réguliers. On recherche actuellement un moyen de stockage plus durable et le support qui semble présenter le plus d'intérêt à cet égard est le vidéodisque numérique. A l'heure actuelle, les documents informatiques intéressent surtout les archives nationales, notamment celles de la France, de la République fédérale d'Allemagne, de la Suède, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, qui ont déjà accompli un travail considérable dans ce domaine, mais leur utilisation par tous les centres d'archives n'est plus qu'une question de temps.

Les progrès de la technique

Les progrès récents de la technique, avec la mise au point des microplaquettes et des micromémoires de grande capacité, ont mis l'informatique à la portée d'un plus grand nombre de centres d'archives et de dépôt de documents. L'apparition des mini-ordinateurs, des micro-ordinateurs et des machines de traitement de texte permet aux centres d'archives d'acheter ou de louer leur propre matériel informatique et de ne plus dépendre à cet égard des organisations dont ils relèvent et des services informatiques extérieurs. Les centres d'archives qui possèdent déjà un petit système informatique qui leur est propre sont notamment les Archives du Royaume-Uni (système PROMPT), le Hall of Records du Maryland et les Archives de l'État d'Israël. Le système MARS, fondé sur une unité de traitement de 32 K. qui est actuellement installé aux Archives d'Appalachia, àl'Université d'État de l'East Tennessee, est particulièrement intéressant à cet égard. Ce système accomplira diverses tâches administratives, établira un registre des entrées et des positions, assurera le contrôle conceptuel au niveau de la collection et élaborera des inventaires plus détaillés, accessibles par consultation en ligne ou par imprimante.

Nouvelles activités de recherche et de développement

En dépit des progrès récents de la technique et de l'expérience acquise par les premiers utilisateurs des ordinateurs dans le domaine des archives, un grand nombre de responsables des centres d'archives et de dépôt de documents hésitent encore à adopter les nouvelles techniques de l'informatique et continueront d'avoir une telle attitude tant que de nouvelles recherches et de nouveaux développements des aspects techniques et conceptuels de la question n'auront pas été entrepris.

Sur le plan technique, les nécessités commerciales obligeront certainement àremédier à l'absence de normes dans l'industrie des mini- et micro-ordinateurs; les connaissances acquises dans ce domaine permettront d'élaborer des logiciels pour petits ordinateurs mieux adaptés aux archives que ceux qui sont actuellement disponibles et plus transférables; mais tant qu'il n'existera pas de lecteurs optiques de caractères bon marché et plus fiables, ou d'autres procédés permettant de réduire considérablement le coût très élevé de l'entrée des données (qui peut se révéler la partie la plus coûteuse de l'informatisation), le problème de la conversion rétrospective des instruments de consultation actuels fera obstacle à l'informatisation des archives établies de longue date.

Sur le plan conceptuel, deux domaines devraient, semble-t-il, être étudiés de manière plus approfondie par les archivistes: le contrôle du vocabulaire et les besoins des utilisateurs. On reconnaît généralement que l'informatisation des instruments de recherche nécessite un certain contrôle du vocabulaire de l'accès matières, mais des désaccords subsistent au sujet du niveau exact de contrôle qui doit être retenu entre l'utilisation d'un texte entièrement libre et un ensemble de termes rigide fixé à l'avance. L'expérience acquise par les Archives du Royaume-Uni dans l'indexation de son guide par le système PROSPEC semble indiquer que la meilleure solution consisterait à utiliser des entrées par matières assez précises pour correspondre au niveau d'accès nécessaire, mais sans s'écarter de l'ordre du programme d'un thesaurus géré automatiquement. Cependant, il reste à démontrer que ce système puisse s'appliquer à un niveau moins global que celui de la subdivision de série, de la série formelle ou de la collection, ou servir de base àl'établissement d'un index général d'archives ou d'une base de données. De plus, il n'est pas du tout certain que l'établissement d'un index général ou d'une base de données soit dans l'intérêt des utilisateurs. Les travaux récents semblent montrer que la « méthode de provenance » utilisée traditionnellement pour la recherche par matières pourrait être mieux adaptée aux besoins des utilisateurs des archives que l'indexation du contenu par matières. Il serait donc peut-être préférable de mettre l'accent sur l'établissement d'instru ments de consultation par ordinateur selon des méthodes traditionnelles, au lieu de mettre en place des systèmes entièrement informatisés. Cependant, il faudrait entreprendre de nouvelles recherches sur les besoins des utilisateurs avant de pouvoir considérer cette conclusion comme définitive.

Notes

1. H. L'Huillier, L'application PRIAM à la Cité des archives contemporaines de Fontainebleau, Paris, Direction des archives de Francc, 1980. (Service de l'informatique, note d'information, 14.)

2. D. J. Butler et W. H. Nicholson, « ARMS - a computer-based records management system developed by Tyne and Wear County Council », Journal of the Society of Archives vol. 6, n° 4, octobre 1979, p. 200-208; M. Parch, « Records management in Dyfed», ibid., p. 209-213; M.. Cook, Experimental automation of records transfer control in a small records centre », ADPA, vol.3, n° I, 1979, p. 16-23; H. T. Hickerson, Archives and manuscripts; an introduction to automated access, Chicago, Socicty of American Archivists, 1981, p. 30 (Basic manual series).

3. A. Calmes, « Practical realities of computer-based finding aids: the NARS-A1 experience », American archivist, vol. 42, 1979, p. 167-177; Hickerson, op. rit., p. 44.

4. P. Simmons, L. Bell et M. Roper, « PROSPEC: a computer application for the PRO », Journal of the Society of Archivists, vol. 4, 1970-1973, p. 423-427; M. Roper, Computers for archival management in the PRO: PROSPEC - a system for the control of records at the class level, dans: L. Bell et M. Roper (dir. publ.), Proceedings of an International Scminar in Automatie Data Processing in Archives, p. 14-23, London, Her Majesty's Stationery Office, 1975.

5. Hickerson, op. cit., p. 24-25.

6. Hickerson, op. cit., p. 41-44.

7. M. Roper, « PROMPT: the computerised requisitioning system of the United Kingdom Public Record Office at Kew », International journal of archives, vol. 1, n° 2, 1980, p. 20-29.

8. V. Cortes Alonso, « Codification of research work in the humanities: guide to researchers in the Spanish Archives», ADPA, vol. 3, n° 1, 1979, p. 9-15.

9. A. Arad, « Enregistrement et indexage automatique: les Archives de l'État d'Israël », Revue de l'Unesco pour la science de l'information, la bibliothéconomie et l'archivistique, vol. 2, 1980, p. 123-132.

10. A. Elliot et B. Jones, « Recent work at Ncwcastle University on the cataloguing and indexing of manuscripts », Program, vol. 7, 1973, p. 60-66; C. D. Chalmers, « Computer indexing in the Public Rccord Officc », Journal of the Society of Archivists,, vol. 6, n° 7, avril 1981, p. 399-403.

11. Direction des archives de France, Expériences et réalisations en matière de la recherche documentaire, Paris, Dircction des archives de France, 1977. (Service de l'informatique, note d'information, 9.)

12. Hickerson, op. cit., p. 25-32; H. T. Hickerson, J. Winters et V. Beale, SPINDEX II at Cornell University and a review of archival automation in the United States, Ithaca, N.Y., Cornell University Library, 1979; H. T. Hickerson (dir. publ.), SPINDEX Users Conference. Proceedings of a meeting held at Cornell Unirersity, Ithaca,,New York, March 31 and April 1, 1978, New York, 1979..

13. Pour d'autres systèmes, voir: Bell et Roper, op. cit., p. 43-80; M. M. Torchia, « Two experiments in automated indexing: the Presidential Papcrs and the Papers of the Continental Congrcss », American archivist, vol. 39, 1976, p. 437-445; D. Bearman, « Automated access to archival information assessing systems », American archivist, vol. 42, 1979, p. 179-190; M. G. Underwood, « A computer index for the Archives of St. John's College », Journal of the Socicty of Archivists (Cambridge), vol. 6, n° 4, octobre 1979, p. 214-218.

14. D. Herlihy, « Numerical and formal analysis in European history », Journal of interdisciplinary history, vol. 12, n° 1, été 1981, p. 132-133.

15. Hickerson, Archives and manuscripts, op. rit., p. 25.

16. Simmons, Bell et Roper, op. cit., p. 423-424.

17. P. H. Vickers, « Information retrieval in the FCO », O and M bulletin, vol. 26, 1971, p. 85-92.

18. Chalmers, op. cit., p. 405-413.

19. M. Bond, « Computer applications in the House of Lords Reeord Office », Journal of the Society of Archivists vol. 5, n° 7, avril 1977, p. 466.

20. Hickerson, op. cit., p. 32-34.

21. Hickerson, op. cit., p. 30.

22. Hickerson, op. cit., p. 24-25, 32-44.

23. R. H. Lytle, « A national information system for archives and manuscript collections », American archivist, vol. 43, 1980, p. 423-426

24. Working Party on Subject Indexing, Subject indexing classification scheme, Northampton, Society of Archivists, février 1975; C. D. Chalmers et J. B. Post, « A flexible system for the cumulative general index », Journal of the Sociely of Archivists, vol. 6, n° 8, octobre 1981, p. 485-486.

25. M. Roper, « PROSPEC-SA: a case study in setting up a co-operative computer project », ADPA, vol. 2, n° 2, 1977, p. 9-14; M. Roper, PROSPEC-SA pilot project: the development of PROSPEC for wider use in providing guides to record offices, London, British Library, 1978 (British Library research and development report, 5458).

26. M. H. Fishbein, Guidelines for administering machine-readable archives, ICA Committee on Automation, 1980; A. Arad et M. E. Olsen, An introduction to archival automation, ICA Automation Committee, 1981. D'autres ouvrages sont en préparation.

27. T. Morris, « Two cheers for the paperless office », Records management, n° 6, 1981, p. 11-25; D. M. Avedon, «Automated records; a new challenge for archives », International journal of archives, vol. I, n° 2, 1980, p. 41-43.

28. A. Horder, Video discs.. Their application to information storage and retrieval, 2e éd., Hatfield, National Reprographic Centre for Documentation, 1981. (NRCD Publication, 12.)

29. C. M. Dollar, « Appraising machine-readable records », American archivist, vol. 41, 1978, p. 423-430; L. Bell, « The archival implications of machine-readable records », Archivum, vol. 26, 1979, p. 85-92; M. Roper, « The changing face of the file: machine-readable records and the archivist », Archives, vol. 14, 1979/80, p. 145-150; C. I. Geda, E. W. Austin et F. X. Blouin, Jr. (dir. publ.), Archives and machine-readable records, Chicago, Society of American Archivists, 1980; Direction des Archives de France. Les archives informatiques: un problème actuel, Paris, Direction des archives de France, 1980 (Scrvice de l'informatique, note d'information, 15); Fishbein, op. cit.

30. R. M. Kesner et D. Hurst, « Microcomputer applications in archives: a study in progress », Archivaria, vol. 12, été 1981, p. 3-19.

31. Chalmers et Post, op. oit., p. 482-492.

32. R. H. Lytle, « Intellectual access to archives », American archivist, vol. 43, 1980, p. 64-75 et 191-206.


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