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7. Mesures de lutte antipollution a long terme
Cette étude a montré la nécessité d'un plan à long terme, et les archivistes, tout en gardant présent à l'esprit les améliorations locales possibles dans l'immédiat, feront bien de regarder beaucoup plus loin et de se demander ce que pourra être l'avenir. Si, pour préserver la santé et l'environnement, on s'emploie avec persévérance à réduire la pollution, on verra peu à peu apparaître un style de vie fondamentalement moins polluant, ce à quoi les archives ont tout à gagner.
En attendant, le pétrole reste la principale source d'énergie. Si la consommation de pétrole venait à diminuer, ce serait probablement au profit du charbon, de moindre qualité probablement, c'est-à-dire à plus forte teneur en soufre et donc plus polluant. Le bois n'est pas non plus un combustible propre, mais il a au moins l'avantage d'être une source d'énergie renouvelable. Quant à l'énergie nucléaire, on pourrait l'utiliser davantage sans augmenter la pollution chimique de l'atmosphère.
Plus inquiétants sont les changements du climat qui sont loin d'être inconnus dans l'histoire de la planète - les fossiles en témoignent - et qui peuvent se produire en assez peu de temps. Si la température moyenne du globe s'élevait, parce que le degré d'absorption de l'énergie solaire par les couches supérieures de l'atmosphère changerait par exemple, réguler l'atmosphère dans les archives pourrait devenir excessivement coûteux et difficile. Des bâtiments actuellement mal isolés devraient être équipés d'installations de climatisation très coûteuses.
On sait - et le fait devrait rassurer, à condition que les prédictions climatiques se révèlent fausses, que les phénomènes de dégradation ralentissent tous à basse température. Projeter des bâtiments qui puissent être utilisables longtemps est une tâche difficile mais elle vaut la peine que les archivistes s'y attellent avec le concours de spécialistes d'autres professions.