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matières -
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Lutte contre les agents de détérioration biologique dans les bibliothèques et les archives
Rôle
des insecticides
Programmes de lutte contre les rongeurs à
l'extérieur et à l'intérieur des bâtiments
Les
fumigations
Autres méthodes de lutte contre les agents
de détérioration biologique
Lutte par des moyens mécaniques et physiques
On sait, par les articles et publications parus sur la question, qu'une infinité de moyens chimiques ont été mis en vente pour lutter contre les agressions des animaux nuisibles et des micro-organismes dans les collections des bibliothèques et des archives: adjonction de produits dans les colles ou application sur les reliures elles-mêmes; application au tampon ou par pulvérisation de liquides de formulations diverses sur les rayons et les livres.
Quelques-uns des produits chimiques utilisés autrefois font presque sourire aujourd'hui. Certains sont éminemment toxiques. Voici une liste non exhaustive des substances utilisées en bains ou pulvérisations, ajoutées à des colles ou appliquées par tamponnement sur les livres:
| Alum | Huile de bouleau |
| Arsenic | Huile de cèdre-acajou |
| Benzène (en bain) | Huite de marsouin |
| Borax | Kérosène |
| Camphre | Poivre |
| Chaux | Poudre de pirèthre |
| Chlorure mercurique | Roténone |
| Coloquinte | Strychnine |
| Créosote | Sublimé corrosif |
| Fluorure de sodium | Sulfate de cuivre |
| Fluosilicate de sodium | Thérébentine |
| Formaline | Thymol |
| Huile d'anis | Vaseline |
Des précautions doivent être prises lors de la manipulation des volumes anciens, en particulier s'ils présentent des décolorations ou des taches pouvant être l'indice d'un traitement appliqué antérieurement. Fort heureusement, certaines préparations anciennes - à base d'huiles diverses, de camphre, de kérozène, de formaline, de créosote, de poudre de pirèthre, de thymol et de térébenthine - se seront déjà dissipées. Toutefois, quelques produits chimiques parmi les plus toxiques, tels que l'arsenic, le chlorure mercurique, le fluorure de sodium, le fluosilicate de sodium et la strichnine, peuvent demeurer à l'état de dépôts sur les objets.
La direction de l'établissement doit être consciente des risques de présence de substances toxiques sur les ouvrages et ordonner au personnel de ne manipuler les volumes anciens qu'avec des gants de caoutchouc ou de tissu. On devra dire aux personnes qui auraient manipulé les objets en question à mains nues de se laver soigneusement les mains ensuite et surtout avant de fumer ou de manger.
Comme on l'a dit plus haut, certaines préparations insecticides pulvérisées sur des surfaces peuvent libérer dans l'air des molécules de substance active et de solvant. Si l'on décide d'entreprendre une campagne de pulvérisation dans une bibliothèque, on doit choisir des préparations sans solvant qui se volatilisent le moins possible, ont une action rémanente de longue durée et sont inodores.
Ces campagnes qui tablent sur la probabilité d'infestation de la bibliothèque visent surtout à lutter contre les poissons d'argent et les thermobies, les blattes, les dermestidés, les poux des livres et les araignées. Si l'on utilise pour cela des formulations en poudre mouillable ou encapsulées, une application par trimestre devrait suffire. Dans les régions tropicales, il faudra peut-être pratiquer des applications mensuelles, en particulier sur les surfaces extérieures. Des produits tels que le diazinon encapsulé (Knox-Out 2 FM), le chlorpyrifos encapsulé (Dursban ME), le propoxur en poudre mouillable (Baygon), le bendiocarbe en poudre mouillable (Ficam W ou Ficam plus) et la cyperméthrine en poudre mouillable (Demon WP) sont des exemples de produits qui peuvent être utilisés dans le cadre d'une campagne de pulvérisation d'insecticides à effet rémanent.
Contre les blattes germaniques, on peut, pour plus d'efficacité, allier l'emploi de produits phytosanitaires régulateurs de croissance (RCI) à celui d'insecticides rémanents. Sous l'effet du RCI appliqué sur les lieux infestés par les blattes, le dernier stade nymphal se transforme en un adulte aux ailes tordues qui est stérile. Le méthoprène (Dianex) et l'hydroprène (Gencor) sont couramment utilisés aujourd'hui.
L'emploi d'appâts chimiques est particulièrement utile contre les blattes. Deux produits attirent bien la plus grande des espèces de blattes et se sont révélés d'une excellente efficacité: l'appât au propoxur (appât Baygon à 2 % pour blattes) et la pâte d'acide borique (MRF 2.000 Blue Diamond). On déposera de très petites quantités d'appât Baygon à 2 % dans les recoins, le long des murs, dans les cages d'ascenseur, les chaufferies, les faux-plafonds et autres endroits où les blattes se cachent pendant la journée. Au cours de leurs razzias nocturnes, les blattes trouvent ces particules d'appât, les mangent et sont tuées sur le champ. Les pâtes doivent être déposées en petites quantités sur les lieux de cachette diurne des blattes.
Le piège à appât a été employé avec succès pour éliminer des populations entières de blattes germaniques. Ceux à l'hydraméthylon (Maxforce ou Combat) sont couramment utilisés de nos jours dans les cuisines et les boutiques d'alimentation pour lutter contre cette espèce. Les individus immatures et les adultes cherchent un abri dans ces pièges. Une fois à l'intérieur, ils mangent un fragment de l'appât, ressortent et meurent. Sans danger pour les enfants, ces pièges sont un moyen extrêmement efficace de défense contre les blattes germaniques, en particulier s'ils sont installés sur des surfaces verticales dans les zones infestées. La pâte à l'acide borique Blue Diamond déjà mentionnée est également utilisable contre ce type de blattes.
Programmes de lutte contre les rongeurs à l'extérieur et à l'intérieur des bâtiments
La pose de pièges appâtés à l'extérieur des bâtiments devrait suffire à détruire les populations de rats. Les pièges appâtés, sans danger pour les enfants, tels que ceux vendus par exemple par les laboratoires Bell ou la société J.T. Eaton and Co., doivent être placés en plein air là où les rats sont susceptibles de creuser des terriers ou de se faufiler le long des murs pour accéder aux bâtiments. Divers types d'appâts pour rongeurs sont utilisables pour attirer les rats dans ces grandes mangeoires conçues à leur intention. La bromadiolone (Contrac et Maki), le warfarine (Final), la chlorophacinone (Rozol) ou la diphacinone (appât bitz d'Eaton) figurent parmi les rodenticides utilisables dans le cadre de campagnes de piégeage extérieur.
Les appâts rodenticides ne devraient jamais être employés à l'intérieur des édifices et ce pour plusieurs raisons:
1. Des dermestidés sont souvent introduits dans les bibliothèques dans les appâts pour rongeurs. Leurs oeufs éclosent, les larves consomment l'appât et se transforment en adultes qui s'envolent pour aller infester les collections ailleurs dans la bibliothèque.
2. Les appâts pour rongeurs servent souvent d'aliments aux blattes, en particulier celles des espèces de grande taille.
3. Les cadavres des souris qui se trouvent dans des bâtiments attirent les dermestidés qui s'en nourrissent et prolifèrent.
A l'intérieur, il convient d'utiliser des pièges ou des gluaux ou les deux. On peut alors jeter les cadavres des souris piégées. Ces pièges, qui peuvent être appâtés avec du fromage ou toute autre denrée dont les souris sont friandes, doivent être placés dans les recoins, les placards, les réserves, les sous-sols, les greniers et aux abords immédiats des endroits où l'on a trouvé des crottes de souris.
Les fumigateurs toxiques ont connu de longues années de succès dans les bibliothèques. En 1930, D.B. Mackie aurait inventé, au Ministère californien de l'agriculture, un système reposant sur le principe de la fumigation sous vide, et c'est en 1932 que Thomas M. Tiams appliqua le principe de la fumigation à l'oxyde d'éthylène et au dioxyde de carbone pour traiter les livres rares et les manuscrits de la Bibliothèque de Huntington. L'utilisation d'oxyde d'éthylène devint vite habituelle dans les bibliothèques.
Divers produits ont été utilisés dans des "enceintes" closes y compris avant l'avènement des techniques de fumigation sous vide. Des gaz comme le bromure de méthyle, l'oxyde d'éthylène, le gaz cyanhydrique, le bisulfure de carbone, le formiate de méthyle, le dichlorure d'éthylène/tétrachlorure de carbone et le fluorure de sulfuryle sont utilisés dans des enceintes pour désinfecter des livres et autres documents de bibliothèque. La fumigation de tout ce qui entre dans la bibliothèque est pratique courante dans de nombreux établissements. Le plus souvent, ce type de fumigation n'est pas justifié et peut mettre en danger la santé du personnel.
Seuls deux groupes d'agents de détérioration biologique des documents de bibliothèques peuvent nécessiter une fumigation au moyen de gaz toxiques, à savoir les vers des livres et les termites de bois sec qui creusent des galeries extrêmement profondes dans les ouvrages.
Comme nous l'avons souligné plus haut, la fumigation ne permet pas de venir à bout des champignons et moisissures lorsque, après traitement, les ouvrages sont replacés dans les mêmes conditions qu'auparavant. Bien souvent, les ouvrages moisis traités par fumigation sont ensuite rangés dans des lieux où les conditions ne sont pas propices à la formation de moisissures, ce qui fait que l'on a tendance à attribuer la disparition des champignons et moisissures au traitement, alors que ce sont en fait ces nouvelles conditions qui l'expliquent.
A mesure que la recherche sur les fumigateurs progresse, on se rend davantage compte des risques d'affection aiguës et chroniques qu'ils engendrent pour l'homme. C'est ainsi que l'on a découvert que l'oxyde d'éthylène associé au fréon ou au dioxyde de carbone est cancérigène. Aux Etats-Unis, on considère qu'il faut attendre qu'il ne reste pas plus d'l mg/l d'oxyde d'éthylène au maximum après aération pour pouvoir retirer sans risque les ouvrages de l'autoclave. L'un des grands problèmes, avec ce gaz, est que très peu d'appareils dans le monde permettent de respecter cette norme. Les autoclaves faisant appel à un système de "rinçage à l'air" pour aérer les documents après le traitement ne permettent généralement pas d'obtenir une concentration inférieure ou égale à 1 mg/l à la fin des cycles de lavage.
L'expression "cycle de rinçage à l'air" a été forgée par les fabricants d'autoclaves pour désigner un cycle complet de purification des documents à l'intérieur de l'appareil, après exposition à un gaz toxique. A la fin de la phase d'exposition, le vide s'est fait dans l'appareil. On y fait alors entrer de l'air frais en procédant soit manuellement, soit électroniquement. Puis le vide est à nouveau créé, ce qui permet d'évacuer une partie des particules toxiques dans l'atmosphère. Après une nouvelle injection d'air frais dans l'appareil, le vide est à nouveau créé et l'air contaminé une fois encore expulsé dans l'atmosphère. C'est cette série d'alternances entre vide et injection d'air frais qui est appelée "cycle de rinçage à l'air". La plupart des autoclaves sont réglés pour permettre jusqu'à cinq rinçages par cycle programmé.
Il est rare qu'un aussi petit nombre de rinçages permette de respecter la norme actuelle de 1 mg/l d'oxyde d'éthylène résiduel. Des études ont montré que dans certains autoclaves il restait encore 4 mg/l après 75 rinçages. On n'obtient pour ainsi dire jamais, que ce soit dans des autoclaves de conception nouvelle ou expérimentale ou dans des modèles anciens modifiés, une concentration aussi faible sans système ventilation forcée et, même avec un tel système, suivant les documents traités, il reste difficile d'obtenir 1 mg/l avec l'oxyde d'éthylène.
Une étude réalisée en 1984 par le Center of Occupational Hazards, qui a enquêté sur l'utilisation de l'oxyde d'éthylène en autoclave dans 11 bibliothèques de Nouvelle-Angleterre, a révélé que, dans la plupart des cas, on effectue un à quatre rinçages avant de retirer les documents de l'autoclave. On se contente parfois, pour évacuer le gaz dans l'atmosphère, de la ventilation assurée par des appareils placés dans les fenêtres, par les climatiseurs ou des systèmes d'extraction indépendants. Dans la plupart des cas, on ne surveille pas régulièrement la teneur en oxyde d'éthylène et on ne respecte pas les normes fixées par la Loi sur l'hygiène et la sécurité au travail (Occupational Safety and Health Act)
La fumigation à l'oxyde d'éthylène a aussi des inconvénients qu'il ne faut pas négliger. Ce gaz est employé industriellement pour accroître la résistance à l'humidité du papier (il forme avec la cellulose du papier une autre molécule plus solide). La mise en contact de matériaux cellulosiques comme le papier et les textiles avec l'oxyde d'éthylène a donc pour effet de modifier leur nature (Pelz et Rossol, 1983). Autres effets indésirables, les fumigations à l'oxyde d'éthylène entraînent une perte d'adhésivité de la gomme arabique et des colles animales, un accroissement de la solubilité de certaines peintures et de certains pigments, ainsi qu'une réaction de combinaison avec les matériaux protéidiques qui accélère leur vieillissement et les rend cassants. En outre, selon certains chercheurs, les documents traités à l'oxyde d'éthylène contre les moisissures, sont en fait plus sujets à ce type d'attaque après qu'avant le traitement.
L'oxyde d'éthylène est soluble dans les huiles, les graisses et les lipides, si bien que les ouvrages reliés en cuir en restent imprégnés très longtemps après la fumigation. Les ouvrages qui ont subi ce type de traitement dégagent de l'oxyde d'éthylène dans l'atmosphère pendant des périodes qui peuvent aller jusqu'à trois mois. Il est donc indispensable, dans les grandes bibliothèques, de tester les autoclaves et d'analyser les programmes de fumigation et les méthodes utilisées pour les mettre en oeuvre afin de déterminer s'ils sont conformes aux normes en vigueur. On s'apercevra la plupart du temps qu'il y a lieu d'apporter des modifications aussi bien au matériel qu'aux méthodes de travail.
D'autres produits comme le bromure de méthyle, le sulfure d'hydrogène et certains fumigateurs liquides ne conviennent pas pour tous les documents de bibliothèque, cela pour plusieurs raisons. Il se produit parfois avec le bromure de méthyle une réaction chimique au contact de matériaux à forte teneur en soufre; il se forme des mercaptants, qui donnent aux documents une odeur désagréable dont il sera impossible de les débarrasser. Le sulfure d'hydrogène est explosif et son emploi dangereux. On a constaté que certains fumigateurs liquides sont cancérigènes et n'ont pratiquement pas d'effet sur les oeufs.
Aux Etats-Unis, le vikane (fluorure de sulfuryle) fabriqué par la société Dow Chemical Company a été récemment homologué comme produit de fumigation en autoclave. Ce produit, comme tous les autres fumigateurs, n'a pas d'effet rémanent, mais il a un bon pouvoir de pénétration dans les articles denses comme les livres, et il tue les insectes, quel que soit leur stade de développement. Par contre, c'est un mauvais ovicide, et il faut par conséquent accroître les doses pour tuer les oeufs de certaines espèces d'insectes, y compris les oeufs de lépismes et de coléoptères.
Pour l'instant, on pense que ce produit n'a guère d'effet nocif sur les ouvrages de bibliothèques et il est couramment utilisé dans ces établissements pour la destruction des insectes cylophages. Des recherches récentes (The Getty Conservation Institute, 1987) ont toutefois montré qu'il peut ternir et décolorer les métaux et qu'il modifie les propriétés physiques de la cellulose. Une équipe de l'Université de Floride, dirigée par Nan-Yao Su, travaille actuellement à établir les quantités minimales de Vikane nécessaires pour éliminer les insectes adultes ainsi que leurs larves et leur oeufs en limitant le plus possible les effets de ce produit sur les documents.
Autres méthodes de lutte contre les agents de détérioration biologique
Régulateurs de croissance des insectes
Comme nous l'avons vu plus haut, on utilise actuellement certains régulateurs de croissance dans la lutte contre les insectes, et plus particulièrement contre les puces, les fourmis et les blattes germaniques. Dans les bibliothèques, ces produits peuvent être utiles pour lutter contre les fourmis et les blattes. Il s'agit de substances non toxiques qui empêchent les insectes de muer et de se développer correctement ou inhibent leurs facultés de reproduction.
Modification des habitats
On peut, dans certains cas, venir à bout des infestations en régulant les conditions du milieu. Certains agents destructeurs comme les larves de coléoptères, les poissons d'argent, les poux des livres et les moisissures prolifèrent plus facilement en atmosphère humide. En maintenant l'humidité relative autour de 50 %, on ralentit leur prolifération et on rend l'endroit moins attirant comme source de nourriture. Si l'on ne peut pas installer de système perfectionné de climatisation, on peut toujours faire circuler l'air à l'aide de ventilateurs pour éviter les poches d'humidité stagnante dans les rayonnages et entre les ouvrages, surtout au rez-de-chaussée.
Lutte par des moyens mécaniques et physiques
Comme on le verra en détail dans la suite de cette étude, il existe différents moyens mécaniques d'empêcher les insectes et les rongeurs d'envahir un édifice ou une collection. Poser des moustiquaires aux fenêtres, des grillages sur les bouches d'aération, des bourrelets étanches autour des portes extérieures, fixer des lames de caoutchouc au bas des portes, et poser des barres de seuil, obturer les passages de canalisations dans les murs au moyen de tournure de cuivre, mettre des chapeaux ou des grillages sur les mitres des cheminées inutilisées et des balais sur le cadre des portes coulissantes extérieures, toutes ces mesures contribueront à empêcher les insectes et rongeurs de pénétrer à l'intérieur.
Il faut veiller à installer dans le bâtiment un éclairage qui n'attire pas les insectes. Les lampes à vapeur de sodium sous haute pression sont préférables aux lampes à vapeur de mercure, aux lampes fluorescentes ou aux lampes à halogène. Ces trois derniers types de lampes émettent d'importantes quantités d'ultraviolets, qui attirent beaucoup les insectes nocturnes. Il vaudra mieux, chaque fois que cela est possible, éviter d'installer les éclairages sur les façades, et les illuminer à l'aide de projecteurs installés plus loin. Les insectes, étant attirés par les sources lumineuses, seront du même coup tenus à l'écart de l'édifice.
Les plantations de végétaux d'ornement autour de l'édifice doivent être soigneusement étudiées, si l'on veut éviter d'attirer les dermestidés. Au stade adulte, ces derniers recherchent pour leur nourriture les fleurs riches en pollen. Ils affectionnent particulièrement les fleurs à capitules bleus ou blancs. Pour cette raison, on évitera de planter contre l'immeuble des espèces comme la spirée, les pâquerettes et les asters.
Il est souvent possible, lorsqu'il s'agit de les entreposer pour de longues périodes sur des rayonnages ouverts" d'enfermer les ouvrages de bibliothèque et autres pièces dans des sacs à fermeture éclair ou des sacs de polyéthylène fermés à chaud. A partir du moment où les pièces enfermées dans les sacs ne contiennent pas trop d'humidité, les risques de moisissure sont minimes. Le sac de polyéthylène agit comme un isolant et protège l'objet des fortes variations de température et d'humidité qui peuvent se produire dans la pièce. Aucun insecte dangereux pour les ouvrages de collection ne le percera pour s'y introduire et pondre sur son contenu. En outre, le sac protégera les documents de la poussière, et si jamais l'on y introduisait des insectes avec un article, il empêcherait ces derniers de se répandre dans l'édifice.