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La Coalition mondiale pour l’éducation de l’UNESCO célèbre la Journée de l’Afrique

GEC celebrates Africa Day

À l’occasion de la Journée de l’Afrique 2022, l’UNESCO a réuni les membres de la Coalition mondiale pour l’éducation afin de réfléchir à ses contributions au renforcement des systèmes éducatifs du continent après la COVID-19.

Plus de 100 membres de la Coalition – dont des représentants de gouvernements, d’organisations multilatérales, du secteur privé, de réseaux de jeunes, d’ONG et d’éducateurs – ont participé le 25 mai à un forum virtuel : Transformer l’éducation en Afrique : la Coalition mondiale pour l’éducation.

Inaugurant l’événement, Stefania Giannini, Sous-Directrice générale de l’UNESCO pour l’éducation, a loué la Coalition « en tant que force de collaboration public-privé » et ses efforts en faveur de la continuité pédagogique et d’une conduite inclusive de la transformation numérique. Elle a également noté que la pandémie avait accéléré la transformation, l’expérimentation et l’innovation dans toute la région africaine.

La Coalition dénombre actuellement plus de 66 projets dans 39 pays africains. Pour célébrer la Journée de l’Afrique, l’UNESCO a publié une brochure intitulée « Transformer l’éducation en Afrique par l’innovation : la Coalition mondiale pour l’éducation en action », qui met en avant certaines de ces innovations et actions. En Afrique de l’Ouest, par exemple, plus de 20 000 enseignants sont inscrits à Imagine Learning, une plate-forme qui propose dans cinq pays anglophones des modules de formation aux compétences en TIC. Pendant ce temps, Imaginécole donne accès à des contenus d’apprentissage en ligne alignés sur les programmes nationaux destinés aux élèves et enseignants de 10 pays francophones d’Afrique de l’Ouest et Centrale.

L’événement a inclus des tables rondes sur les cinq volets d’action du Sommet sur la transformation de l’éducation : des écoles inclusives, équitables, sûres et saines ; l’apprentissage et les compétences pour la vie, le travail et le développement durable ; les enseignants, l’enseignement et la profession enseignante ; l’apprentissage et la transformation numériques et le financement de l’éducation.

S’exprimant lors de la table ronde consacrée au volet d’action 4, Alfie Hamid, Gestionnaire des partenariats mondiaux chez CISCO, a évoqué les bénéfices de l’apprentissage numérique, notamment d’un contenu d’apprentissage agile, des outils de simulation et de l’absence de limite à la taille des classes. Il a également souligné l’importance d’adapter les environnements d’apprentissage et d’investir en Afrique, qui abritera 42 % des jeunes du monde et 75 % des moins de 35 ans d’ici 2030.

Parmi les autres recommandations formulées par les intervenants des tables rondes, mentionnons les suivantes :

  • Investir dans la formation, y compris dans la formation informelle, et dans l’apprentissage tout au long de la vie afin de doter les apprenants des compétences nécessaires pour être compétitifs dans un monde caractérisé par l’évolution rapide des technologies. Aider les apprenants à acquérir des compétences en matière d’autogestion, de confiance en soi et de résilience devrait également être une priorité.
  • Soutien accru aux enseignants, y compris par l’amélioration des conditions de travail, l’offre de possibilités de formation initiale et permanente et des modèles expérimentaux pour les qualifications des éducateurs.
  • Veiller à ce que les pays mettent en place des politiques d’action multisectorielles afin que le secteur de l’éducation ne fonctionne pas en vase clos, mais coopère avec les ministères de la santé, de la protection sociale, de l’agriculture et de nombreux autres secteurs.
  • Fournir un ensemble intégré de services, y compris des repas scolaires, WASH et une éducation à la santé et à l’hygiène menstruelles, à la nutrition et à la santé sexuelle et reproductive.
  • Équilibrer la mise en œuvre d’un projet avec la capacité de tester et d’apprendre de nouveaux processus.

Selon Firmin Matoko, Sous-Directeur général du Secteur pour la Priorité Afrique et les Relations extérieures de l’UNESCO, même si l’Afrique n’est pas en bonne voie de réaliser l’ODD4 4, de nombreux enseignements peuvent être dégagés de l’action de la Coalition, susceptibles d’accélérer le relèvement et les progrès. « Nous avons besoin d’un écosystème qui lutte contre toutes les formes de discrimination et œuvre en faveur de l’égalité entre les genres dans l’accès et le choix des disciplines – un écosystème qui place les apprenants au cœur et valorise les enseignants. »

Le Sommet sur la transformation de l’éducation fournira une feuille de route, a-t-il déclaré, mais des réseaux comme la Coalition mondiale pour l’éducation seront importants pour mobiliser le soutien et l’action d’un éventail de parties prenantes non traditionnelles. Sans « une coopération étendue entre les partenaires, les progrès vers l’ODD 4 ne peuvent être réalisés en Afrique » a conclu Matoko.

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