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Histoire

Le programme de l'UNESCO sur l’Homme et la biosphère fête son 50e anniversaire

Le programme environnemental pionnier de l'UNESCO, L'Homme et la biosphère (MAB), a tiré profit des célébrations de son 50e anniversaire en 2021 pour exhorter les populations du monde entier à forger des relations harmonieuses avec la nature.

Dans les réserves de biosphère, lieux où le MAB opère, les êtres humains et la nature vivent en harmonie. Les réserves de biosphère désignées par l'UNESCO sont un témoignage vivant de l'importance d'une meilleure conservation des zones naturelles pour conserver les écosystèmes dont dépend l'homme et maintenir le réchauffement climatique dans les limites convenues au niveau international.

Au fil des ans, les réserves de biosphère sont devenues des pôles d'innovation locale en matière de protection des services écosystémiques et de conservation de la biodiversité, d'éducation au développement durable, d'économie verte et circulaire, et d'investissement dans des solutions fondées sur la nature. Elles déploient actuellement les pratiques de la science ouverte. Chaque réserve de biosphère encourage des solutions locales aux défis mondiaux, en contrôlant les résultats et en partageant les meilleures pratiques. Chacune met l'accent sur une approche multipartite de la gestion impliquant la société civile, les communautés autochtones et locales, les jeunes et le secteur privé.

Comme les réserves de biosphère couvrent environ 6 % de la masse terrestre de la planète, soit à peu près la surface de l'Australie, elles contribuent à l'objectif de protection de 30 % de la surface de la Terre d'ici 2030. Cependant, le MAB appelle à un changement de paradigme de 100 % dans notre approche du développement et à l’adoption d’un modèle mondial qui combine systématiquement la conservation de la biodiversité avec son utilisation durable partout, plutôt que seulement dans des zones protégées.

En juin 2021, le MAB a ajouté 20 nouveaux sites dans 21 pays à son réseau mondial, dont les premiers sites du Lesotho, de la Libye et de l’Arabie saoudite. En Europe, la réserve de biosphère transfrontalière de Mura-Drava-Danube est devenue le premier site désigné à être cogéré par cinq pays : l’Autriche, la Croatie, la Hongrie, la Serbie et la Slovénie.

Le réseau mondial compte désormais 727 réserves de biosphère dans 131 pays, dont 22 sites transfrontaliers.

Le MAB a célébré son 50e anniversaire lors d'un Forum virtuel sur la biodiversité en mars, avec la célèbre éthologue Jane Goodall – dont le centre de recherche sur les chimpanzés sauvages est basé dans la réserve de biosphère de Gombe Masito Ugalla en Tanzanie – comme porte-parole. Parmi les invités figurait l'administrateur du groupe LVMH, Antoine Arnault, qui a présenté le nouveau partenariat majeur de cinq ans entre son groupe et le MAB, axé sur la conservation et l'emploi durable dans huit réserves de biosphère en Amazonie.

D'autres temps forts de la célébration ont illustré de manière vivante le travail révolutionnaire du MAB : une exposition multimédia, Célébrer la vie, dans laquelle des habitants de plus de 30 réserves de biosphère présentaient leurs sites et leur travail ; une œuvre d'art créée par Vik Muniz, ambassadeur de bonne volonté de l'UNESCO, à partir de photos et d'objets offerts par des dizaines de sites du Réseau mondial ; et une interview filmée du photographe brésilien Sebastião Salgado, dont le projet dans la réserve de biosphère de Mata Atlântica a permis de replanter trois millions d'arbres, entre autres.