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L’UNESCO discute de l’EFTP avec le Ministre de l’entrepreneuriat national, de l’emploi et de la formation professionnelle au Mali

La mission Éducation a rencontré de manière bilatérale, en compagnie du Représentant de l’UNESCO au Mali, Edmond Moukala, du Chef du secteur Éducation UNESCO Dakar, Guillaume Husson et de l’expert éducation UNESCO Mali, M. Saip Sy, le Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, M. Bakary Doumbia. Le représentant de l’UNESCO au Mali a remercié le Ministre pour cette audience qui a pour objectif de voir comment il est possible de renforcer les appuis de l’UNESCO au Mali avec les ministères en charge de la formation professionnelle. Par la suite, le chef du secteur Éducation a pris la parole pour mettre en lumière le secteur de la formation professionnelle au Mali dans sa programmation. Certaines difficultés ont été soulignées pour ce sous-secteur. En effet, la formation professionnelle peut être dévalorisée par les parents, elle ne répond pas toujours réellement à la demande économique et elle est régulièrement sous-financée. Il est ainsi nécessaire d’impliquer le secteur privé pour améliorer l’efficacité, l’efficience et la performance de ce sous-secteur.

Le Chef du secteur Éducation a également félicité le Ministre pour la tenue des États généraux de la formation professionnelle et de l’insertion qui ont eu lieu les 29 et 30 juillet 2021. À ce sujet, l’UNESCO pourrait appuyer un plan d’action budgétisé opérationnel s’alignant aux priorités régionales, nationales et locales et aux recommandations issues des États généraux en lien direct avec le programme sectoriel décennal de l’éducation et de la formation professionnelle 2019-2028 (PRODEC2). L’UNESCO peut également contribuer à appuyer le cadre de certification national et le ministère dans le répertoire des filières porteuses à travers le développement d’une offre de formation en lien avec les besoins de l’économie et les potentialités locales. Ce cadre devrait être un pilier essentiel pour l’auto-entrepreneuriat et l’insertion professionnelle. L’UNESCO pourrait aussi contribuer à l’élaboration d’une stratégie pour un accès à la formation professionnelle des jeunes déscolarisés et analphabètes. Finalement, l’UNESCO est en faveur de l’utilisation des TIC notamment à travers l’initiative sur la transformation digitale de l’Enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP) et des systèmes de développement des compétences en Afrique qui visent à renforcer la transformation digitale de l’EFTP.

Le ministre a exprimé sa joie envers le fait que l’UNESCO souhaite renforcer son appui au secteur de l’EFTP, car il considère l’UNESCO comme une organisation qui fédère les différents acteurs du fait notamment que c’est une agence intergouvernementale. La question de la digitalisation est un point important pour le Mali et souhaiterait un appui interministériel dans le domaine TIC. Il souhaite un appui intersectoriel de l’UNESCO pour accompagner par rapport au partenariat avec le secteur privé pour qu’il s’implique dans la gouvernance le financement de la formation professionnelle au Mali. Enfin, l’UNESCO a mentionné que le conseiller régional en EFTP réalisera un suivi de cette rencontre en début d’année 2022 pour travailler avec les services techniques afin d’arrêter les différents appuis à mettre en place au Mali.