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Niger : vers la validation de l’étude sur les Indicateurs d’Universalité de l’Internet

La session de pré-validation du rapport national sur le développement de l’universalité de l’internet de l’UNESCO au Niger s’est tenu le 04 novembre 2021 à l’Ecole Supérieure des Télécommunications dans la capitale Niamey, en présence des acteurs chargés de l’étude.

Avec l’appui de l’UNESCO, à travers le Programme international pour le développement de la communication (PIDC), le Ministère des Télécommunications a organisé, le 04 novembre 2021, une session de pré-validation du rapport national de l’étude sur les Indicateurs de l’Universalité de l’internet développés par l’UNESCO. Les indicateurs d’universalité de l’Internet sont un cadre pour l’évaluation du développement de l’Internet basé sur des principes de Droits, d’Ouverture, d’Accessibilité et de participation Multipartite (DOAM). La session de pré-validation du rapport, qui a regroupé les membres du Comité Consultatif Multi-partie-prenantes (CCM) de l’étude, fait suite à l’atelier de lancement de l’étude tenu le 09 octobre dernier.

Présidant la cérémonie officielle de la rencontre, le Secrétaire général du Ministère de la Poste, des Télécommunications et des Nouvelles technologies de l’information, M. Sidi Mohamed RALIOU, a insisté sur l’impact de l’étude qui devrait permettre « de recueillir des données statistiques et opinions diverses mais fiables sur les pratiques et les expériences numériques » du Niger. Il a aussi rappelé que le Niger bénéficie d’une rapide pénétration des technologies numériques, notamment Internet, dont le taux serait passé de 10,2% à 30,10% dans la même décennie. Le Secrétaire général n’a pas manqué de reconnaître que l’accès reste encore « l’apanage » d’une certaine catégorie sociale (jeunes, fonctionnaires, milieux économiques, personnes lettrées, etc.). Il a noté la nécessité d’étendre cet accès aux groupes vulnérables (femmes, personnes en situation de handicap, personnes âgées, etc.), en soulignant les opportunités « d’émancipation incroyables » et opportunités « d’activités commerciales formelles et informelles » qu’offre Internet à toutes les couches sociales.

L’ouverture de la session a été faite en présence du Secrétaire général de l’Université Abdou Moumouni, le Pr. Ali DOUMMA, du Pr Alain KIYINDOU, Directeur de la Chaire UNESCO Pratiques émergentes en technologies et communication pour le développement de l’Université Bordeaux Montaigne et du Pr. Boubacar DIALLO, Coordonnateur du Laboratoire Sahélien d’Etudes et de Recherche sur les Conflits, la Paix et la Sécurité (LASER _CPS) de l’Université Abdou Moumouni dont il est Doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines.

Le rapport soumis à la pré-validation des membres du CCM a relevé un certain nombre de défis relatifs notamment à la prise en compte des besoins et attentes des citoyens dans leur aspiration au droit à l’information, à la liberté d’expression, à la garantie du respect de la vie privée, à l’accès à des contenus de qualité en ligne, etc. Le CCM devrait pendant ses travaux passer en revue le contenu du rapport afin de dégager les recommandations les plus pertinentes pour un développement de l’Internet au Niger respectueux des principes de DOAM.

Cette étude est un processus qui ne s’arrêtera pas après la validation puisqu'il est important de veiller à ce que les recommandations qui en seront issues soient appliquées et qu’un sous-comité technique en assure le suivi.
Pr. Alain Kiyindou
C’est l’occasion de mieux penser le numérique au service de l’éducation et de la recherche puisque depuis quelques années, les universités publiques du Niger sont appelées à engager une politique de modernisation avec une place centrale accordée aux technologies de l'information et de la communication dont l'utilité s'est renforcée avec la pandémie de la Covid-19.
Pr. Ali DOUMMA

L’objectif étant d’amener les pouvoirs publics à considérer l’inclusion technologique comme un facteur clé du développement humain durable, et à mieux appréhender les enjeux dont la prise en compte pourrait favoriser la compréhension et le développement harmonieux de l’écosystème de l’internet au Niger.