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Pour une nouvelle narrative sur les migrations en Afrique de l’Ouest et du Centre sur TV5 Monde Afrique et Ouest-TV

Au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Niger, au Nigeria et au Sénégal, l’UNESCO a appuyé une série de grands reportages réalisés par le Groupe RACECO sur le traitement de l’information et l’accès à l’information sur divers aspects de la migration en Afrique de l’Ouest et du Centre. Une initiative du projet de l’UNESCO « Autonomiser les jeunes en Afrique à travers les médias et la communication ».

De Septembre à Novembre 2021, l’UNESCO, en collaboration avec le groupe audiovisuel RACECO, a accompagné la production d’une série de six grands reportages sur le traitement et l’accès à l’information sur les migrations en Afrique de l’Ouest et du Centre. Tournée au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Niger, au Nigeria et au Sénégal, l’objectif de cette série était de mettre en lumière les difficultés et défis liés à la production de contenus éditoriaux de qualité sur la thématique de la migration. Réalisé sous un format de 26minutes, chaque grand reportage a permis d’aborder différents angles de la problématique.

Ces grands reportages se sont en effet intéressés d’un côté à la manière dont les professionnel(le)s des médias des pays ciblés traitent de la thématique migratoire et les principaux défis auxquels ils font face, selon le type de médias (TV, radio, presse écrite, presse en ligne). De l’autre côté, aux sources d’information auxquelles les populations locales, tout particulièrement les jeunes, ont accès sur les migrations, et dans quelle mesure ces sources déterminent leur parcours migratoire.

Au Cameroun, le sujet a été traité sous l’angle de l’information et de la désinformation sur la migration à l’ère digitale, tandis qu’en Côte d’Ivoire, l’accent a été mis sur l’enjeu de l’information dans la sous-région. Au Mali, c’est la question du traitement de l’information sur les migrations à l’aune des défis sécuritaires pour les journalistes qui a été abordée. Au Niger, il s’est agi de revenir sur l’information et les voies de la migration dans ce pays considéré comme « carrefour » de la sous-région en la matière. Même défi de l’information souligné dans le grand reportage du Nigeria portant sur la mobilité dans l’espace CEDEAO et le protocole de libre circulation des personnes, tandis qu’au Sénégal l’intérêt s’est porté sur l’accès à l’information des jeunes à la migration et aux défis de l’emploi.

Les grands reportages, diffusés dans le programme « Population d’Afrique » de TV5 Monde (en version française) et de OUEST-TV (en versions française, anglaise et portugaise), ont permis de communiquer au grand public les réalités du terrain dans la collecte de l’information sur les migrations et l’accès des populations, notamment les jeunes à l’information sur les migrations. Par ailleurs, le but était aussi d’encourager les acteurs des médias à une production locale de l’information de qualité sur la thématique migratoire pour des choix éclairés des populations lorsqu’il s’agit de migrer, que ce soit dans la sous-région ou vers l’Europe.  Il a donc été question - à travers les différents parcours, expériences rapportés sur le terrain, récits et témoignages des acteurs des médias, gouvernements et autorités locales mais aussi candidats à la migration, migrant(e)s de retour et divers acteurs indispensables à cette chaîne d’information - de montrer de quelle manière l’information devait être collectée, traitée et diffusée en considérant non pas seulement la migration irrégulière, ses causes et ses conséquences, mais d’autres aspects de la thématique, souvent méconnus, tels que la migration intrarégionale, la migration féminine ou les droits des migrants.  

Disponible en ligne sur les plateformes des deux chaînes de télévision, sur la plateforme de L'Union africaine de radiodiffusion (UAR) réservée à cinquante-neuf (59) chaînes publiques et privées d’Afrique, et autres portails sur internet, la série de ces grands reportages a été produite dans le cadre du projet « Autonomiser les jeunes en Afrique à travers les médias et la communication », mis en œuvre par l’UNESCO dans 08 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, avec l’appui financier de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), à travers le « Fondo Africa » du Ministère italien des affaires étrangères et de la coopération internationale (MAECI).