Aleppo ruins

Histoire

Utiliser les nouvelles technologies pour documenter le Patrimoine mondial en danger

Une documentation complète des sites du patrimoine culturel est utile à la fois pour sensibiliser le public et pour jeter les bases d’opérations de restauration à court terme ainsi que de plans de conservation à long terme.

Ancienne ville d'Alep

En décembre 2018, l’UNESCO et l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR-UNOSAT) ont publié Cinq années de conflit : état du patrimoine culturel dans l'ancienne ville d'Alep, première description complète des ravages causés par le conflit au patrimoine de la République arabe syrienne. Se fondant sur l’utilisation d’images satellitaires, qui ont permis de voir pour la première fois depuis le début du conflit des sites situés dans des zones autrement inaccessibles, les experts du patrimoine culturel de l’UNESCO ont travaillé en étroite collaboration avec des analystes en imagerie de l’UNITAR-UNOSAT, ainsi qu’avec des historiens, architectes et archéologues, pour analyser ces images et constater que plus de 10 % des bâtiments historiques d’Alep avaient été complètement détruits et plus de la moitié avaient subi des dégâts graves à moyens.

Five years of conflict: the state of cultural heritage in the Ancient City of Aleppo
UNESCO
UNITAR
2018
UNESCO
0000265826

Une deuxième publication, évaluant l’état de tous les biens syriens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial ainsi que sur la liste indicative du pays, est prévue en 2019.

The cultural meaning of Aleppo: a landscape recovery for the ancient city
Intellect
2020
non-UNESCO
0000374475
Ancient City of Aleppo

Ancienne ville d'Alep

Au carrefour de plusieurs routes commerciales depuis le IIe millénaire av. J.-C., Alep a successivement subi la domination des Hittites, des Assyriens, des Arabes, des Mongols, des Mamelouks et des Ottomans.

Le Minaret de Djam

Les nouvelles technologies ont également été utilisées pour sauvegarder le patrimoine culturel afghan en 2018. Le minaret de Djam aurait été construit entre 1163 et 1203 sous le règne du souverain ghoride Ghyiasud-Din. Sa position isolée dans la province de Ghor, en Afghanistan, au confluent des rivières Hari Rud et Jam Rud, a peut-être contribué à sa protection au fil des siècles mais elle rend sa conservation et son entretien difficiles.

En septembre 2017, des experts de l’UNESCO et des fonctionnaires du Ministère afghan de l’information et de la culture ont effectué la première étude approfondie des parties intérieure et extérieure du minaret, ainsi qu’une étude générale des environs, grâce à l’utilisation de drones. Des séquences vidéo de l’étude ont été publiées en février 2018, permettant au monde entier de constater l’état de l’un des sites du patrimoine les plus fragiles d’Afghanistan.