Préciser le rôle des acteurs non étatiques dans l’éducation

Right to education - non-state actors
Dernière mise à jour 23 mai 2022

Quel est le rôle des acteurs non étatiques dans l’éducation ?

Fournir des services éducatifs relève de la responsabilité première de l’État. Cela est réaffirmé, entre autres instruments, par la Déclaration d’Incheon et le Cadre d’action Éducation 2030 fondés sur les droits.  

Lorsque l’enseignement est dispensé par des acteurs non étatiques, les États doivent garantir la liberté de l’enseignement et la possibilité pour chaque individu de recevoir, sur un pied d’égalité, une éducation de qualité. Plus d’informations. L’éducation publique demeure la première des priorités, car la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement de l’UNESCO stipule que les établissements d’enseignement privés doivent être un complément aux établissements fournis par les autorités publiques et se conformer aux normes publiques.

La participation d’acteurs non étatiques peut élargir les possibilités éducatives et permettre d’innover en termes de méthodes d’enseignement et d’apprentissage. Cependant, leur implication ne doit pas affaiblir ou remplacer le secteur public, précisément pour assurer la liberté de choix. En outre, la liberté de créer des établissements d’enseignement n’est pas absolue, son exercice ne doit conduire à aucune forme de discrimination ni créer d’inégalité.  

Dans un entretien, le professeur Ann Skelton partage son point de vue sur les avantages et les inconvénients de l’éducation privée et publique en Afrique.  

L’UNESCO agit pour que les acteurs non étatiques disposent d’un espace pour contribuer aux objectifs éducatifs, en totale conformité avec le droit international du domaine des droits de l’homme. Dans le cadre d’un projet entre le siège de l’UNESCO, l’IIPE de l’UNESCO et d’autres partenaires, des principes directeurs méthodologiques, plus particulièrement consacrés aux acteurs non étatiques, sont testés à titre de pilote pour guider les États membres dans la planification de la mise en œuvre du droit à l’éducation.

Ressources :

Instruction dans la famille

Que ce soit pour des raisons pratiques comme l’éloignement ou pour des motifs philosophiques, religieux ou politiques, l’instruction dans la famille suscite de plus en plus d’intérêt, en particulier depuis la pandémie de COVID-19, pendant laquelle de nombreux parents en ont fait l’expérience pour la première fois. D’autres motifs plus préoccupants qui poussent à instruire les enfants dans la famille incluent l’insatisfaction ressentie à l’égard de l’enseignement académique ou de l’environnement scolaire, même si l’État a l’obligation d’assurer un enseignement et un apprentissage de qualité.

Bien que l’instruction dans la famille ne soit pas explicitement incluse dans le droit international du domaine des droits de l’homme, ce dernier stipule les droits et les obligations que doivent respecter tous les types d’éducation, y compris ce mode d’instruction.

Les droits généraux, qui s’appliquent également à l’instruction dans la famille, obligent les États à :

- Respecter la liberté de l’enseignement, qui se compose de deux éléments :

  1. La liberté des parents/tuteurs d’assurer un enseignement conforme à leurs propres convictions religieuses et morales
  2. La liberté des parents/tuteurs de choisir des établissements qui dispensent un enseignement conforme aux objectifs de l’éducation et aux normes minimales éducatives sanctionnées par l’État

- Respecter le fait que les parents/tuteurs légaux ont la responsabilité première de l’éducation et du développement de leur enfant, compte tenu de l’intérêt supérieur de celui-ci.

L’UNESCO apporte son soutien aux États désireux de réglementer l’instruction dans la famille dans le respect des normes internationales relatives aux droits humains.