Kids in a pool, Kenya

Afrique centrale et de l’Est

Forts d'une infrastructure de télécommunications plus étendue, les pays d'Afrique centrale et d'Afrique de l'Est (chapitre 19) sont en train de mettre en place une gouvernance électronique afin d’améliorer les services publics et de faciliter le traitement des affaires et accords, dans le cadre des préparatifs de la future zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). Ce projet recoupe les efforts visant à réduire le coût des télécommunications, à améliorer l'approvisionnement en électricité et à développer les infrastructures de transport. 

Des efforts considérables sont ainsi déployés pour concrétiser des projets de petites et grandes centrales hydroélectriques, de parcs solaires et éoliens et de centrales géothermiques. En Éthiopie, la construction du Barrage de la Renaissance est sur le point de s’achever tandis qu’au Kenya, 35 % des foyers ont désormais accès à l’énergie géothermique. 

L'agriculture intelligente face au climat, l'agroécologie, la protection de la biodiversité, la médecine et la gestion de l'eau sont au cœur des centres d'excellence créés en Éthiopie, au Kenya et en Ouganda en 2017, dans le cadre d'un projet de la Banque mondiale. Le développement de médicaments innovants est également un projet phare de l'un des centres en Éthiopie, qui accueille depuis 2016 le Centre Africain de Contrôle et de Prévention des Maladies, et prévoit de développer une industrie pharmaceutique. 

De leur côté, les centres d'excellence de la Banque mondiale au Rwanda (2017) se concentrent sur la recherche énergétique, les mathématiques, l'Internet des objets et la science des données. Le Rwanda accueille également le East African Institute for Fundamental Research, créé en 2018 dans le cadre d'un projet avec le Centre international Abdus Salam de physique théorique de l'UNESCO, et dont l’axe de recherche et d'enseignement s'étend aux domaines liés à l'IA. 

Sur les quinze pays de la région, cinq (le Burundi, l'Éthiopie, le Kenya, le Rwanda et l'Ouganda) ont adoptés des politiques STI explicites. Beaucoup suivent des politiques STI implicites, que ce soit pour l'énergie, l'éducation ou encore l'économie numérique. Citons par exemple la politique du Rwanda en matière de TIC dans l'éducation (2016), le plan stratégique Digital Cameroon 2020 (2017), la stratégie nationale 4IR de l'Ouganda (2020) et la politique énergétique du Tchad (2019), qui souligne le potentiel du pays en matière d'énergies renouvelables. 

En Afrique subsaharienne, c'est le Cameroun qui présente le plus grand volume de publications sur l'IA, la robotique ainsi que d’autres sujets liés à l'énergie par million d'habitants. Dans les deux domaines de l’intelligence artificielle et de la robotique, ce volume est même quatre fois supérieur à celui de l'Afrique du Sud. 

En 2019, on comptait 28 pôles de technologie actifs au Cameroun. Les autres pays d'Afrique centrale en comptaient 5 ou moins. Au total, douze pays de la région comptaient 166 pôles actifs en 2020. Quatre sur dix (soit 42 %) étaient localisés au Kenya. Il est nécessaire que les gouvernements soutiennent cet écosystème de startup dynamique, notamment en facilitant l'enregistrement de la propriété intellectuelle pour les inventeurs et en baissant son coût. 

Diagrammes

  • Figure 19.1 : Tendances socio-économiques en Afrique centrale et de l'Est
  • Figure 19.2 : Évolution de l'élaboration des politiques STI en Afrique centrale et de l'Est, 2020
  • Figure 19.3 : Tendances de la DIRD et des chercheurs en Afrique centrale et de l'Est
  • Figure 19.4 : Tendances de l'enseignement supérieur en Afrique centrale et de l'Est
  • Figure 19.5 : Tendances de l'édition scientifique en Afrique centrale et de l'Est
  • Figure 19.6 : Tendances de la publication scientifique sur des sujets liés aux ODD en Afrique subsaharienne
  • Figure 19.7 : Nombre de brevets IP5 accordés à des inventeurs d'Afrique centrale et de l'Est, 2015-2019
  • Figure 19.8 : Sources d'électricité renouvelables en Afrique centrale et de l'Est
     
  • Tableau 19.1 : Indicateurs socio-économiques pour l'Afrique sub-saharienne, 2019 ou année la plus proche
  • Tableau 19.2 : Investissement dans les services publics, la recherche et l'agriculture en Afrique subsaharienne, 2018 ou année la plus proche.
  • Tableau 19.3 : Les 14 projets phares de l'Union africaine
  • Tableau 19.4 : Centres d'excellence établis en Afrique de l'Est en 2017
  • Tableau 19.5 : Estimation des coûts de brevetage à l'ARIPO, à l'OAPI et en Afrique du Sud, 2017
     
  • Encadré 19.1 : Production d'énergie géothermique : le Kenya désormais en huitième position
  • Encadré 19.2 : Les Centres Africains de Contrôle et de Prévention des Maladies
  • Encadré 19.3 : Vers un système panafricain unique de propriété intellectuelle
  • Encadré 19.4 : Réhabilitation du bassin du lac Tchad avec les communautés locales
  • Encadré 19.5 : GiftedMom : numériser les soins de santé au Cameroun
  • Encadré 19.6 : Un tribunal kenyan suspend la construction d'une centrale au charbon
  • Encadré 19.7 : Une usine de production de panneaux solaires au Kenya
  • Encadré 19.8 : L'apprentissage numérique est intégré dans les écoles kenyanes
  • Encadré 19.9 : Un centre d'excellence sous-régional sur la physique théorique