01.07.2011 - ODG

Appel visant à une action renforcée pour protéger les écoles dans les conflits armés

© UN Photo - La Directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, avec Mme Béatrice Le Fraper Du Hellen, Première Conseillère à la Représentation permanente de la France auprès des Nations Unies, et M. Peter Witting, Ambassadeur de l’Allemagne auprès des Nations Unies, au cours d’une réunion-débat sur les enfants et les conflits armés. Siège de l’ONU, New York, 30 juin 2011.

Lors d’une réunion-débat sur les enfants et les conflits armés tenue au Siège des Nations Unies le 30 juin 2011, la Directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, s’est associée au Secrétaire général des Nations Unies ainsi qu’à d’éminents défenseurs de la cause des enfants pour exprimer un appui résolu au renforcement de l’action à l’encontre d’auteurs d’attaques contre des installations scolaires dans les situations de conflit.

« L’heure est venue pour la communauté internationale de prendre des mesures plus fermes afin d’éviter les attaques menées contre les écoles et d’assurer un accès à l’éducation en toute sécurité aux enfants et aux jeunes dans les situations de conflit, » a déclaré Mme Bokova. « Notre priorité doit être de mettre un terme aux violations effroyables des droits de l’homme qui sont perpétrées ».

Cette manifestation, accueillie par la Mission de l’Allemagne auprès des Nations Unies, a été organisée en vue de susciter un soutien en faveur d’une résolution du Conseil de sécurité proposée par l’Allemagne qui ajouterait les attaques contre les écoles et les hôpitaux au nombre des critères de listage des parties figurant dans le rapport annuel du Secrétaire général sur les enfants dans les conflits armés. Cette résolution sera débattue le 12 juillet.

Dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a réitéré sa préoccupation devant le nombre croissant d’attaques contre des écoles et des hôpitaux. Il a déclaré qu’au-delà « de la dénonciation (…), la menace de sanctions ciblées contre les récidivistes qui procèdent à ce genre d’attaques – en particulier les acteurs non étatiques – est crédible et efficace ».

Son Altesse Sheikha Mozah Bint Nasser du Qatar, Envoyée spéciale de l’UNESCO pour l’éducation de base et l’enseignement supérieur, a vivement encouragé les membres du Conseil de sécurité à appuyer la résolution. « Il est temps pour le Conseil de sécurité de prendre de nouvelles mesures », a-t-elle déclaré. « À tous, et en particulier à ceux qui vivent dans des nations en situation de conflit, nous devons adresser un message clair selon lequel nous tenons résolument à protéger le droit à l’éducation ».

Mme Radhika Coomaraswamy, Représentante spéciale du Secrétaire  général des Nations Unies pour les enfants et les conflits armés, a remercié l’UNESCO pour avoir fourni une base d’information solide et fait observer que celle-ci avait contribué à donner une plus grande visibilité aux attaques contre les écoles.

Plusieurs pays ont demandé l’adoption d’une résolution de l’Assemblée générale sur la protection des écoles en période de conflit armé. Tout en s’engageant à œuvrer en ce sens, Mme Coomaraswamy a souligné que le Conseil de sécurité était le seul organe des Nations Unies à pouvoir exercer des pouvoirs punitifs.




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