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Le Hua’er

Inscrit en 2009 (4.COM) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Pays : Chine

Identification

Description

Le Hua’er

Dans les provinces de Gansu et Qinghai ainsi que dans tout le centre-nord de la Chine, les membres de neuf groupes ethniques différents partagent une tradition musicale appelée Hua’er. La musique s’inspire d’un vaste répertoire traditionnel d’airs qui empruntent leur nom à des groupes ethniques, à des villes ou à des fleurs (« ling du peuple tu », « ling de la pivoine blanche ») ; les paroles sont improvisées en respectant certaines règles : par exemple, les couplets ont trois, quatre, cinq ou six lignes de sept syllabes chacunes. Les chants parlent d’amour, évoquent le dur labeur et les lassitudes de la vie familiale, les petites manies des hommes et des femmes ou la joie de chanter. Et parce que les chanteurs commentent les changements qu’ils observent autour d’eux, ces chants sont aussi un témoignage oral vivant de l’évolution sociale récente de la Chine. Bien que parfois peu instruits, les chanteurs de Hua’er les plus talentueux et les plus respectés sont aujourd’hui connus de tout le monde ; ils se produisent partout et créent même des instituts pour transmettre leur art à des apprentis chanteurs. Qu’il soit chanté spontanément par la population rurale pour accompagner son travail dans les champs ou ses voyages, ou qu’il soit exécuté de façon plus formelle à l’occasion de plus de cent festivals traditionnels qui se déroulent dans ces provinces, le Hua’er est un moyen important d’exprimer des sentiments personnels dans un contexte social et d’échanges culturels entre groupes ethniques, ainsi qu’un divertissement très prisé des populations rurales.

Documents

Décision 4.COM 13.16

Le Comité (…) décide que [cet élément] satisfait aux critères d’inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité comme suit :

  • R.1 : Le Hua’er est une importante forme artistique considérée par les communautés qui la pratiquent comme un élément constitutif de leur identité qui leur permet d’exprimer leurs idées et leurs émotions ; elle se transmet d’une génération à l’autre comme vecteur important des échanges culturels et de la communication affective ;
  • R.2 : L’inscription de l’élément sur la Liste représentative contribuerait à la visibilité et à une meilleure prise de conscience de l’importance culturelle du patrimoine immatériel à l’échelle mondiale tout en exaltant la fierté, la créativité et l’enthousiasme des interprètes et des gardiens de la tradition ;
  • R.3 : Les autorités locales et nationales et certains membres de la communauté proposent diverses mesures de sauvegarde visant à soutenir et intensifier les efforts déjà consentis par l’État et la communauté pour assurer la viabilité de l’élément ;
  • R.4 : Le soutien de l’État à la candidature est accompagné du consentement des communautés et des praticiens ;
  • R.5 : L’élément est inscrit sur la Liste nationale du patrimoine culturel immatériel gérée par le Département du patrimoine culturel immatériel du Ministère de la culture.

Diaporama

Vidéo



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