http://www.unesco.org/culture/ich/fr/RL/00077

Le chant de Sana’a

Inscrit en 2008 (3.COM) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité (originellement proclamé en 2003)

Pays : Yémen

Identification

Description

Le chant de Sana’a

Le chant de Sana’a, également appelé al-Ghina al-San’ani, désigne un ensemble de chants appartenant à une riche tradition musicale pratiquée à travers tout le pays. Issu de diverses traditions poétiques datant du quatorzième siècle, il accompagne un certain nombre d’activités sociales, telles la veillée de noces (samra) et le magyal, rassemblement entre amis ou collègues qui a lieu chaque après-midi.

Les chants sont interprétés par un chanteur soliste accompagné de deux instruments anciens: le qanbus (luth yéménite) et le sahn nuhasi, un plateau en cuivre que le musicien tient en équilibre sur ses pouces et tape doucement de ses huit autres doigts. Il existe de très nombreux types mélodiques différents. La modulation de l’un à l’autre au cours d’un même concert est rare, mais le talent artistique du chanteur réside dans sa capacité à embellir une mélodie pour souligner le sens du texte et toucher l’auditoire. Le répertoire poétique, écrit en dialectes yéménites et en arabe classique, regorge de jeux de mots et est empreint d’une profonde émotion. Les textes des chants constituent le corpus poétique le plus vénéré et le plus souvent cité au Yémen. Bien qu’ils soient directement associés à la capitale historique du pays, Sana’a, ils sont également très répandus dans les villes et zones rurales du pays. Le répertoire poétique fait en effet souvent appel aux dialectes des différentes régions. Et les mélodies traditionnelles sont régulièrement empruntées par les interprètes d’autres genres, notamment les danses rurales et la musique contemporaine.

Si les Yéménites restent très fiers de la tradition du chant de Sana’a, la fréquentation des concerts a fortement diminué. Par ailleurs, les musiciens actuels, pourtant de plus en plus nombreux, ne connaissent que quelques vieux chants qu’ils insèrent dans leurs récitals, avant de passer à un répertoire moderne plus léger. Seuls quelques musiciens âgés ont préservé l’intégralité de la tradition et les subtilités de l’interprétation.

Diaporama

Vidéo



Ces vidéos (et bien d’autres) sont aussi consultables depuis le site des archives multimedia de l’UNESCO

Projet de sauvegarde (11-2005/01-2009)

Le texte suivant n’est malheureusement pas disponible en français.
The Song of Sana’a is a group of songs accompanied by the fine sound of the Yemeni lute and a lightly struck copper tray. The poetic repertory, written in both Yemeni dialects and classical Arabic, abounds in wordplay and is renowned for its emotional content.

The project was designed to:

  • promote knowledge about the Song of Sana’a;
  • raise awareness about its functions and its importance for society; and
  • ensure its safeguarding through teaching, research and inventory making activities.

The project activities encompass the following:

  • preparation and development of an inventory of the Song of Sana’a;
  • establishment of archives within the institutional infrastructure of the Yemeni Centre for Musical Heritage and the training of researchers in field survey and inventorying;
  • encouragement of Transmission of the Song of Sana’a, especially the old masters’ skills to younger generations, through the opening of master classes and scholarships for students;
  • preservation of the musical instruments through lute-making workshop with scholarships for students;
  • awareness raising campaign and the dissemination of recordings, with the production of promotional documentation such as CDs, DVDs and books.